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« Ne cédez à aucune pression » : Aoun reçoit la Commission de supervision des législatives


« Ne cédez à aucune pression » :  Aoun reçoit la Commission de supervision des législatives

Le président de la République Joseph Aoun au palais de Baabda aux côtés des membres de la Commission de supervision des élections législatives, le 12 janvier 2026. Photo tirée du compte X de la présidence

Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu lundi au palais de Baabda des membres de la Commission de supervision des élections législatives, les appelant à être « prêts à organiser les élections à la date prévue ».

Les élections doivent théoriquement se tenir en mai prochain, une échéance qui pourrait être reportée en raison de tensions politiques concernant les modalités de scrutin des Libanais de la diaspora.

« Exercez vos prérogatives conformément à la loi, ne cédez à aucune pression, quelle qu’en soit l’origine, et soyez prêts à organiser les élections à la date prévue, car les regards du monde entier seront tournés vers nous afin de s’assurer que le processus électoral se déroule dans un climat de liberté, d’intégrité, de transparence et de démocratie », a ainsi déclaré le chef de l'État aux membres de la commission. Ceux-ci avaient prêté serment devant le président Aoun, en présence du ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar.

Joseph Aoun, a réaffirmé que « la modification de la loi électorale ne relève pas de la responsabilité du pouvoir exécutif, mais de celle du pouvoir législatif, auquel la Constitution confie la mission d’adopter ou de modifier les lois ». Il a rappelé que « le rôle de l’exécutif se limite à l’application des lois adoptées par le Parlement ». Il a également souligné qu’il existe une loi actuellement en vigueur, ainsi qu’un projet de loi transmis par le Conseil des ministres en vue d’y introduire des amendements, estimant qu’il « revient désormais à la Chambre des députés d’assumer ses responsabilités ».

Autant d'appels du pied au législatif concernant la loi électorale, alors que le président du Parlement, Nabih Berry, refuse d'inscrire à l'ordre du jour d'une séance une proposition d'amendement de la loi de 2017. Le texte initial prévoit que les émigrés votent pour six députés spécifiques, en addition des 128 sièges de métropole, mais de nombreux partis réclament que cet article soit modifié pour que les expatriés votent pour les 128 en fonction de leur circonscription d'origine.

Le chef de l’État a enfin insisté sur la nécessité de tenir les élections « sans les reporter ».

Ahmad Hajjar s'est de son côté engagé à « fournir tout le soutien et nécessaire à la Commission de supervision afin qu’elle puisse accomplir pleinement ses missions ». S’adressant au locataire de Baabda, le ministre a dit « œuvrer à l’organisation des élections législatives à la date prévue, conformément à (ses) directives, dans l’espoir que la commission accomplisse son rôle dans ce cadre. »

Dimanche soir, lors d'une longue interview, le président Aoun avait déclaré que, s'il rejette une prorogation du mandat de la Chambre, il n'était pas opposé à un « report technique » des élections jusqu'à l'été pour permettre aux expatriés de venir voter au Liban.

Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu lundi au palais de Baabda des membres de la Commission de supervision des élections législatives, les appelant à être « prêts à organiser les élections à la date prévue ».Les élections doivent théoriquement se tenir en mai prochain, une échéance qui pourrait être reportée en raison de tensions politiques concernant les modalités de scrutin des Libanais de la diaspora.« Exercez vos prérogatives conformément à la loi, ne cédez à aucune pression, quelle qu’en soit l’origine, et soyez prêts à organiser les élections à la date prévue, car les regards du monde entier seront tournés vers nous afin de s’assurer que le processus électoral se déroule dans un climat de liberté, d’intégrité, de transparence et de démocratie », a ainsi déclaré le chef de...