Beyrouth, vue depuis une colline du Mont-Liban, le 23 février 2025. © Archives Philippe HAGE BOUTROS / L’Orient-Le Jour
Plusieurs habitants de Beyrouth ont ressenti, dans la nuit de samedi à dimanche, une série de secousses sismiques de légère intensité pendant une dizaine de secondes. L’US Geological Survey (USGS), une agence scientifique officielle américaine, a indiqué qu’il s’agissait d’un séisme de magnitude 4,1 sur l'échelle de Richter, dont l’épicentre se situait à seulement une soixantaine de kilomètres au large des côtes de la capitale, à une profondeur d’environ dix kilomètres. L’USGS a précisé que la secousse, qui n’a pas a priori causé de dégâts, avait également été ressentie en Syrie et en Israël.
Dans un entretien donné à des médias libanais, la directrice du Centre national de géophysique (Observatoire des séismes), Marlène Brax, a expliqué que cet événement relève du mouvement sismique naturel dans l’est de la Méditerranée, soulignant qu’il n’existe actuellement aucun signe inquiétant. Elle a fait état de trois secousses consécutives, la première étant la plus forte avec 3,4 degrés, suivie de deux autres de 2,9 et 3,1 degrés, ce qui explique pourquoi les habitants ont surtout ressenti la première secousse. Celle-ci est survenue vers 00h10, la deuxième à 1h15, puis la troisième à 1h30, a-t-elle précisé, ajoutant que le mouvement sismique est ensuite revenu à la normale sans autres secousses notables.
« Les secousses sismiques survenues la nuit dernière en Méditerranée face à Beyrouth ont eu lieu sur des failles marines secondaires, non directement liées aux failles continentales principales (faille de la mer Morte) ni aux failles de la chaîne marine de Lattaquié, et il est probable que leur impact reste limité », a de son côté écrit Tony Nemer, professeur de géologie, de géologie structurale et sismologie, sur son compte X


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