Le président français Emmanuel Macron prononce un discours devant les ambassadeurs français lors de la Conférence des ambassadeurs à l'Élysée, à Paris, le 8 janvier 2026. Photo Michel Euler / POOL / AFP
Le président français, Emmanuel Macron, a salué vendredi les annonces des autorités libanaises pour recouvrer le monopole de l’État sur les armes, estimant qu’elles sont « encourageantes » et que « ce processus doit se poursuivre », au lendemain d’une séance du Conseil des ministres au cours de laquelle le gouvernement a donné son « feu vert politique » pour la phase deux.
« Je salue les annonces encourageantes des autorités libanaises pour recouvrer le monopole de l’État sur les armes. Ce processus doit être poursuivi résolument. La seconde phase du plan sera une étape décisive », a souligné sur X le chef de l’État français.
Selon les informations de L’Orient-Le Jour, le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, a présenté aux ministres, détails à l’appui, les progrès réalisés au sud du Litani, zone que l’armée libanaise contrôle presque totalement, exception faite des points encore occupés par Israël. Il s’est aussi attardé sur les entraves qui empêchent la troupe de mener à bien la mission de monopoliser le contrôle des armes.
La deuxième phase du plan devrait commencer en février. Le gouvernement a chargé la troupe de présenter, d’ici un mois, la suite de son plan dans la région située entre les fleuves Litani et Awali.
M. Macron a rappelé que « l’accord de cessation des hostilités (de novembre 2024) doit être strictement respecté par toutes les parties ». « La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée », a-t-il encore indiqué, affirmant son soutien au président libanais Joseph Aoun et au Premier ministre Nawaf Salam.
« Le peuple libanais peut compter sur nous », a-t-il conclu, assurant que la France restera pleinement engagée aux côtés du Liban et de ses forces armées, aux côtés de ses partenaires. M. Macron a annoncé la tenue prochaine d’une conférence internationale à Paris « pour leur donner les moyens concrets de garantir cette souveraineté ».

