Les forces de sécurité syriennes déployées près des quartiers de Cheikh Maqsoud et d'Achrafieh à Alep le 7 janvier après que l'armée syrienne les a déclarés « zones militaires fermées ». Photo Bakr al-kasem / AFP
Israël a condamné les « attaques » de l'armée syrienne « contre la minorité kurde » à Alep, où le quartier à majorité kurde de Cheikh Maqsoud est en proie à des affrontements entre les membres des forces du nouveau régime de Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS).
« Les attaques menées par les forces du régime syrien contre la minorité kurde dans la ville d'Alep sont graves et dangereuses », a écrit le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar sur X. « La répression systématique et meurtrière exercée contre les différentes minorités de Syrie contredit les promesses d'une ''nouvelle Syrie'' ».
Ce commentaire de Tel-Aviv intervient quelques jours après qu'Israël et la Syrie ont convenu d'un mécanisme de communication et de déconfliction, une initiative inédite entre les deux pays, sous parrainage américain.
Près de 46 000 civils ont dû fuir les quartiers à majorité kurde de Cheikh Maqsoud et d'Achrafieh, à Alep, selon des ONG locales, en raison des combats ayant éclaté mardi entre l'armée syrienne et les FDS, faisant au moins 17 morts, 16 civils et un militaire, selon la Défense civile syrienne.
La reprise de ces affrontements entre les deux camps survient dans un contexte où l'intégration des institutions de l'administration autonome du nord-est (AANES) au nouvel État syrien est au point mort malgré l'accord de mars 2025.

