D.R.
Né en Égypte et ayant grandi en France, Khaled Osman s’est d’abord imposé comme l’un des traducteurs majeurs de la littérature arabe contemporaine en langue française. Il a traduit des textes de Naguib Mahfouz, Sahar Khalifa et Hanan el-Cheikh, entre autres. Son travail de traducteur lui a valu plusieurs reconnaissances. Parallèlement à son activité de traducteur et de critique littéraire, Khaled Osman s’est engagé dans l’écriture romanesque : son premier roman, Le Caire à corps perdu, paru aux éditions Vents d’ailleurs en 2011, a été suivi d’un second, La Colombe et le Moineau, paru en 2016.
Quel est le principal trait de votre caractère ?
L’opiniâtreté.
Votre qualité préférée chez un homme ?
La loyauté.
Votre qualité préférée chez une femme ?
La beauté intérieure.
Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?
La curiosité et la largeur d’esprit.
Votre principal défaut ?
L’entêtement.
Votre rêve de bonheur ?
Siroter un thé au bord du Nil ou sur les rives du Bosphore.
Quel serait votre plus grand malheur ?
Voir les miens souffrir sans rien pouvoir y faire.
Ce que vous voudriez être ?
Un écrivain habité par l’inspiration.
Le pays où vous désireriez vivre ?
Partager ma vie entre l’Égypte et la France.
L’oiseau que vous préférez ?
Tous les oiseaux migrateurs.
Vos auteurs favoris en prose ?
Kafka, Pamuk, Conrad, Tournier.
Vos poètes préférés ?
Darwich, Donqol, Abdel-Sabour.
Vos héros dans la fiction ?
Osman (je parle bien sûr du personnage principal de La Vie nouvelle d’Orhan Pamuk).
Vos héros dans la vie réelle ?
Mon père et ma mère (qu’ils reposent en paix), chacun à sa manière.
Ce que vous détestez par-dessus tout ?
La lâcheté et la trahison.
Les caractères historiques que vous détestez le plus ?
Cromwell et Balfour.
Le fait militaire que vous admirez le plus ?
La récupération du Sinaï par les forces égyptiennes lors de la guerre d’Octobre 1973.
La réforme que vous estimez le plus ?
L’instauration de la Sécurité sociale pour tous.
Comment aimeriez-vous mourir ?
En admirant l’onde paisible au bord du Nil ou de la mer.
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
Celui de mémoriser sans effort la poésie.
Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence ?
Les fautes d’inattention (et celles qui m’en inspirent le moins : les fautes de français).
Votre devise ?
Carpe diem.