Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit aujourd’hui à Paris. Elle est l’autrice de plusieurs romans, dont Nos richesses (Seuil), prix Renaudot des lycéens 2017, et Au vent mauvais (Seuil, 2022), prix du roman des étudiants France Culture–Télérama et Prix Montluc résistance et liberté. Son dernier roman, La Joie ennemie, est paru en 2025 chez Stock, dans la collection « Ma nuit au musée ».
Quel est le principal trait de votre caractère ?
La lucidité.
Votre qualité préférée chez un homme ?
L’autodérision.
Votre qualité préférée chez une femme ?
L’indépendance.
Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis ?
Qu’ils restent mes amis.
Votre principal défaut ?
Mon besoin de solitude.
Votre occupation préférée ?
Écrire, toujours écrire.
Votre rêve de bonheur ?
Une maison face à la mer, s’asseoir sur le pas de la porte avec des personnes aimées et regarder le soleil se coucher.
Quel serait votre plus grand malheur ?
Que le ciel nous tombe sur la tête, comme en ce moment.
Ce que vous voudriez être ?
Vivante, comme on ne l’est que dans certains endroits du monde et avec certaines personnes. À Beyrouth et à Alger, je suis vivante.
Votre couleur préférée ?
Le bleu, celui du ciel, de la mer, de la peintre Baya.
La fleur que vous aimez ?
Celle qu’on m’offre.
L’oiseau que vous préférez ?
El-Maknine (le chardonneret), l’oiseau des Algérois.
Vos auteurs favoris en prose ?
Djebar, Ernaux, Dostoïevski, Kundera, Breton… mais redemandez-le-moi demain et je vous donnerai d’autres noms.
Vos poètes préférés ?
Blaise Cendrars, Kateb Yacine, mon fils.
Vos héros dans la fiction ?
Une héroïne : Matilda (Roald Dahl).
Vos peintres favoris ?
Matisse, Mohamed Khadda, Baya et, plus récents : Nidhal Chamekh, Mouna Bennamani.
Vos héros dans la vie réelle ?
Les libraires.
Vos prénoms favoris ?
Pas le mien !
Ce que vous détestez par-dessus tout ?
2026, 2025, 2024…
La réforme que vous estimez le plus ?
Celle qui mettra fin aux colonisations.
L’état présent de votre esprit ?
Hésitante : si je supprime certaines questions, est-ce que cela se verra ?
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
Figer le temps ou savoir chanter.
Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence ?
La vantardise.
Votre devise ?
« Le talent n’est rien, Cap’taine. Il faut de l’inspiration et de l’ambition ! » (Picsou).