Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, serre la main du président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, à Istanbul, en Turquie, le 30 décembre 2025. Murat Kula / Bureau de presse de la présidence turque / Photo fournie par un tiers via REUTERS
Le président turc Recep Tayyip Erdogan compte sur le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour réintégrer le programme des avions de chasse F-35 dont il estime que son pays a été « injustement écarté », a-t-il dit lors d'un entretien rapporté lundi par la présidence. « La réception par la Turquie des avions F‑35 et sa réintégration au programme sont importantes et nécessaires », a-t-il déclaré dans un entretien écrit à l'agence Bloomberg, rapporté par la présidence turque.
« Le président Erdogan a précisé que cet objectif vise à améliorer les relations avec les États-Unis et à contribuer à la défense de l’OTAN », indiquent ses services, soulignant que « la commande de F-35 a été payée ». M. Erdogan « a qualifié d’injuste la décision d’exclure la Turquie du programme F-35 en raison de l’acquisition de matériel militaire auprès de la Russie et a confirmé avoir personnellement fait part de cette préoccupation à (Donald) Trump » lors de sa réception en septembre à la Maison Blanche, poursuit la présidence.
Ankara avait été exclu du programme des F-35 en 2019, non seulement comme client mais aussi comme partenaire industriel de l'avion de combat américain, pour avoir acquis un système de défense russe anti-missile S-400. « La réception par la Turquie des avions F‑35 qu’elle a déjà payés et sa réintégration au programme sont importantes et nécessaires », a insisté le chef de l'Etat qui a précisé que cet objectif « vise à améliorer les relations avec les États-Unis et à contribuer à la défense de l’OTAN ».
M. Erdogan a souligné par ailleurs qu'en ayant « su rester hors du conflit » entre Moscou et Kiev, « la Turquie demeure un possible hôte de futures négociations de paix » et qu'Ankara « pourrait apporter son soutien au contrôle d'un cessez-le-feu entre les pays ». « La Turquie est le seul acteur capable de s’entretenir directement à la fois avec (le président de la Russie Vladimir) Poutine et le président de l’Ukraine, (Volodymyr) Volodymyr Zelensky », a-t-il rappelé.
« La porte de la Turquie reste ouverte à tous », insiste la présidence en relevant que le chef de l'Etat a « clairement exprimé sa détermination, à de nombreuses reprises, aux deux dirigeants. »


L'OLJ révèle le projet non définitif de déclaration d’intention entre Israël et le Liban