Le député du Hezbollah Ali Fayad. Photo Ani
Reçu par le chef de l'Église maronite Béchara Raï, le député du Hezbollah Ali Fayad a affirmé mercredi que « le nord du Litani est une affaire souveraine libanaise », alors que l'armée devrait bientôt procéder au désarmement du parti chiite dans cette zone. Une étape du plan de monopole des armes que le Hezbollah rejette tant qu'Israël occupe militairement plusieurs positions au Liban-Sud et continue de violer le cessez-le-feu.
« Nous ne fermons pas les portes, mais nous disons que le Liban a respecté pleinement ce qui lui incombe au sud du Litani, tandis que l’ennemi israélien n’a jamais respecté ses engagements, ne s’est pas retiré des zones qu’il a occupées et procède à des assassinats quotidiens sur tout le territoire libanais », a souligné M. Fayad, accompagné d'une délégation comprenant le député Raëd Berro et des membres du bureau politique du parti chiite. Il a aussi estimé qu'« Israël doit respecter la (résolution) 1701 et permettre à l’État d’exercer pleinement son autorité au sud du fleuve Litani. Quant au nord du Litani, c’est une affaire souveraine libanaise. Le gouvernement, l’armée libanaise, nous et toutes les autres composantes discutons des mesures nécessaires pour que l’État exerce son autorité sur l'ensemble du territoire conformément à la deuxième phase (du plan de désarmement) », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Et de réitérer : « Nous n’avons donc pas fermé les portes, mais nous confirmons toujours une position positive et proactive pour aider l’État à étendre son autorité, tout en discutant dans le cadre d’une stratégie nationale pour savoir comment protéger le pays et quels sont les outils capables de le faire ».
« Position positive et proactive »
Ali Fayad a estimé que « l’approche naturelle pour le processus de redressement, de reconstruction de la stabilité et de traitement de tous les problèmes en suspens est que la position libanaise soit unifiée afin qu’Israël respecte la 1701 et se retire de notre terre ». Le Hezbollah sera alors « prêt, dans une position positive et proactive, à examiner les autres points en suspens nécessaires à l’État pour exercer son autorité et protéger la stabilité interne ». Il a aussi affirmé que « tant que ce retrait israélien ne se produit pas et que les actes hostiles ne cessent pas, nous pensons que passer à d’autres étapes serait inapproprié et, en fait, impossible en raison des pratiques israéliennes ».
Concernant les élections législatives, prévues en principe en mai 2026, la délégation s'est montrée « favorable » à la tenue du scrutin dans les délais prévus. « Certaines personnes cherchent à le reporter, et l’une des raisons est de nous cibler, car selon leur évaluation, notre électorat est cohérent et très mobilisé », a-t-il souligné. Il a aussi souligné que « la loi électorale est claire et stipule l’élection de six députés représentant la diaspora, et rien n’empêche absolument un expatrié de venir dans le pays et de voter comme tout autre citoyen ».
La question du droit des expatriés à voter pour les 128 députés suivant leur circonscription d’origine au Liban divise la classe politique depuis plusieurs mois. La loi en vigueur prévoit six députés spécifiques pour les expatriés, mais aucune mesure exécutive n’est prévue pour la mettre en oeuvre. Les principaux détracteurs d'un amendement visant à permettre à la diaspora de voter pour l'ensemble des 128 sièges du Parlement sont le tandem chiite Amal-Hezbollah et le Courant patriotique libre (CPL, aouniste). Les blocs qui militent en faveur de l’amendement, dont les Forces libanaises (FL), les Kataëb et d’autres, soupçonnent leurs adversaires de craindre le vote des expatriés.



- "Au nord du Litani, c’est une affaire souveraine libanaise". Bien sûr! Libanaise, donc pas iranienne! La milice iranienne n'a donc rien à y faire. - . "Le gouvernement, l’armée libanaise, nous et toutes les autres composantes discutons des mesures nécessaires pour que l’État exerce son autorité sur l'ensemble du territoire". Il n'y a aucun sujet de "discussion": seules l'armée et la police doivent posséder des armes. Point final
07 h 32, le 02 janvier 2026