Une photo du journaliste Mohammad Faraj, publiée par sa femme Rana Abi Jomaa sur Facebook.
La détention du journaliste jordanien Mohammad Faraj, de la chaîne panarabe al-Mayadeen, par les autorités en Jordanie, fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Sa famille vient de publier un communiqué pour préciser qu’elle a pu le rencontrer une première fois dans son lieu de détention, précisant «n’est malheureusement pas en bonne santé physique et mentale».
L’article publié sur la détention de Faraj sur le site d’al-Mayadeen précise qu’il a été arrêté vendredi dernier à son arrivée à un aéroport en Jordanie, où il était allé passer les fêtes, en compagnie de son épouse Rana Abi Jomaa, elle aussi journaliste dans le même média. Faraj, qui réside au Liban depuis plusieurs années, est principalement analyste et ne cache pas ses opinions favorables à la 'Résistance' au Liban et aux Palestiniens dans les territoires occupés par Israël, ainsi qu'à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël qui a provoqué la guerre de Gaza et le front de soutien au Liban ouvert par le Hezbollah, lit-on dans le même article.
Sa femme Rana a gardé le silence les premiers jours afin de privilégier sa libération, mais a fini par lancer l’alerte, en commençant par al-Mayadeen. Le lieu de détention du journaliste est resté secret plusieurs jours, précise le média.
Dans un communiqué publié par Rana Abi Jomaa sur sa page Facebook, la famille de Faraj assure « vouloir traiter cette question avec calme et coopérer avec les autorités » jordaniennes, tout en déplorant que « le journaliste ne sait toujours pas sur quelles bases il a été arrêté, ni quels sont les chefs d’accusation retenus contre lui ». « Il ne sait pas ce qui peut justifier son arrestation, d’autant plus que ses opinions nationales favorables à la résistance contre l’occupation ne peuvent être considérées comme des accusations », poursuit le texte.
La famille de Mohammad Faraj assure que « sa détention sans aucune clarification de nature juridique jette le doute sur le fondement légal d’une telle arrestation ». Elle demande aux «autorités compétentes (jordaniennes) d’apporter des clarifications sur sa situation légale immédiatement, et de garantir sa sécurité physique et morale».


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