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Dernières Infos - Conflit

Un hôpital de Gaza suspend la plupart de ses activités faute de carburant


Des secouristes évacuent des blessés et des patients atteints de cancer de l'hôpital Kamal Adwan à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, vers l'hôpital al-Shifa de la ville de Gaza, dans le cadre d'une initiative conjointe de l'Organisation mondiale de la santé et du Croissant-Rouge palestinien, le 28 octobre 2024. Photo AFP

Un hôpital du centre de la bande de Gaza a annoncé vendredi une suspension « temporaire » d'une majorité de ses activités en raison d'une pénurie de carburant, ne maintenant que les services vitaux comme les urgences. L'hôpital al-Awda à Nousseirat héberge 60 malades et accueille quotidiennement un millier de patients.

« La plupart des services sont temporairement à l'arrêt en raison de l'épuisement du carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs électriques », a indiqué à l'AFP Ahmed Mehanna, de l'Association de santé al-Awda, qui administre l'hôpital. « Seuls les services vitaux restent opérationnels: le département des urgences, la maternité, la pédiatrie », a-t-il souligné, précisant que l'administration avait dû louer un générateur pour assurer le service minimum.

En temps normal l'hôpital consomme quotidiennement « entre 1.000 et 1.200 litres de diesel » mais les réserves actuelles « ne dépassent pas les 800 litres », a-t-il expliqué. Si la pénurie de carburant devait se poursuivre, « elle menaçerait directement la capacité de l'hôpital à dispenser ses services de base », a-t-il prévenu.

Malgré la trêve précaire entre Israël et le Hamas palestinien depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza, une grave crise humanitaire persiste dans le territoire ravagé par deux ans de guerre. Si l'accord de cessez-le-feu prévoyait l'entrée de 600 camions par jour, dans les faits, seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon les ONG et les Nations unies.

Au quotidien l'écrasante majorité des plus de 2 millions de Gazaouis, souvent déplacés par le conflit, ne pourrait pas survivre sans le soutien des agences onusiennes et des ONG internationales. Le secteur hospitalier a été frappé de plein fouet par le conflit. Pendant la guerre l'armée a plusieurs fois bombardé des hôpitaux, accusant le mouvement armé Hamas d'y opérer des centres de commandement, ce que l'organisation nie.

Un hôpital du centre de la bande de Gaza a annoncé vendredi une suspension « temporaire » d'une majorité de ses activités en raison d'une pénurie de carburant, ne maintenant que les services vitaux comme les urgences. L'hôpital al-Awda à Nousseirat héberge 60 malades et accueille quotidiennement un millier de patients.« La plupart des services sont temporairement à l'arrêt en raison de l'épuisement du carburant nécessaire au fonctionnement des générateurs électriques », a indiqué à l'AFP Ahmed Mehanna, de l'Association de santé al-Awda, qui administre l'hôpital. « Seuls les services vitaux restent opérationnels: le département des urgences, la maternité, la pédiatrie », a-t-il souligné, précisant que l'administration avait dû louer un générateur pour assurer le service...