Un changeur comptant des billets de 100 000 livres libanaises, à Beyrouth, le 22 septembre 2022. Photo d'archives Anwar Amro/AFP
Alors que le Conseil des ministres devrait se réunir à 14h pour examiner le projet de loi sur la répartition des pertes et la restitution des dépôts bancaires gelés depuis le début de la crise de 2019, avancé par le Premier ministre Nawaf Salam, L'Orient-Le Jour a interrogé les différents partis politiques sur leur position.
Plusieurs ministres ont pris part à l'élaboration de ce texte, notamment le ministre des Finances Yassine Jaber, de l'Économie Amer Bsat, ainsi que le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid. Sauf surprise, ces derniers devraient voter en faveur du texte.
Voici ce que qu'en pensent les différents partis :
Les Forces libanaises
Le porte-parole des Forces libanaises Charles Jabbour a affirmé à L’OLJ que les quatre ministres du parti s’opposeront à ce projet de loi.
Le Hezbollah
Le ministre du Travail Mohammad Haïdar (Hezbollah) a affirmé que le parti « a des remarques » sur le texte qu’il formulera en Conseil des ministres. « Mais au niveau politique, nous n’avons coordonné avec personne », a-t-il ajouté, soulignant toutefois que le ministre des Finances, Yassine Jaber, « est au courant de nos réserves ».
Les Kataëb
Le ministre de la Justice, Adel Nassar (Kataëb) a déclaré qu’il n’a pas de position tranchée au sujet de la loi « Il y a des réponses qui devraient être données avant de trancher », a-t-il expliqué, soulignant toutefois que « l’ossature est bonne ».
Quote-part du président Joseph Aoun
Un proche du ministre des Télécoms, Charles Hajj a précisé que celui-ci a « des remarques » sur le texte. Il a toutefois indiqué toutefois que le chef de l'État « n’a rien demandé » à ses ministres. Ce ministre est considéré comme faisant partie de la quote-part du président Joseph Aoun, mais il est également proche des FL.
Le Parti socialiste progressiste
Le député Hadi Abou el-Hosn a affiché au micro de « Sawt Beirut International » son opposition au projet de loi. « Nous refusons que les droits des déposants soient bafoués ou qu'ils soient classés dans une catégorie qui prive une partie d'entre eux de leurs droits. Nous rappelons que l'économie nationale reposait sur la classe moyenne », a-t-il souligné.
Selon les informations de L’Orient-Le Jour, le ministre de l’Information, Paul Morcos (proche du président) va présenter lors de la séance une « étude exhaustive » du projet de loi. Il va également proposer une formule qu’il estime capable de concilier les revendications des banques, des déposants et de l’État.
Toujours selon nos informations, la séance du Conseil des ministres de 15 heures pourrait ne pas suffire à clore le débat. Une autre réunion gouvernementale pourrait donc se tenir demain afin de poursuivre les délibérations.
Le projet de loi, « conforme aux exigences du FMI dans les grandes lignes » selon Nawaf Salam, prévoit de répartir les pertes entre l’État, la Banque du Liban (BDL), les banques commerciales et les épargnants, dont le nombre était estimé à près d'un million avant l'effondrement économique sans précédent de 2019. Selon le texte, les petits dépôts, inférieurs à 100 000 dollars, seront remboursés à leur valeur réelle sur une période de quatre ans, par versements mensuels ou trimestriels, selon le choix du titulaire du compte.



Suite: les politiciens sont au pire corrompus, au mieux, ils protègent des intérêts particuliers et leur fauteuil d'élus au détriment de la justice et de l'intérêt des citoyens. Les banquiers ayant volés les dépôts qui par contrat n'appartiennent pas aux banques sont coupable de vol en bande. Ils profitent des fruits de leurs rapine alors qu'ils ont plongé leurs clients dans la misère. Honte à ces vermines.
12 h 09, le 23 décembre 2025