Le patriarche Béchara Raï (centre) entouré du député Fayçal Karamé à sa gauche et de Mgr Youssef Soueif, à sa droite, lors de sa visite à Tripoli, le 20 décembre 2025. Photo ANI
Le chef de l'Église maronite Béchara Raï a affirmé samedi qu'il « n’y aura pas de paix dans la région tant que celle-ci n’adviendra pas au Liban », lors d'une visite à Tripoli (Liban-Nord) à l'occasion de la clôture de l'année jubilaire.
« La guerre que nous craignions de voir éclater avant la visite du Pape s’est figée. Tout le monde parlait de la guerre et en battait les tambours, lorsque soudain le langage de la paix et celui des négociations sont apparus tandis que nous priions et méditions avec vous », a souligné le patriarche depuis Dar el-Fatwa, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a aussi affirmé que « la paix au Liban sera une paix pour toute la région. Il n’y aura pas de paix dans la région tant que celle-ci n’adviendra pas au Liban ». Le prélat a été reçu par le mufti de Tripoli Mohammad Imam, en présence, entre autres, de l'ex-Premier ministre Nagib Mikati.
« La paix est le choix permanent »
Plus tôt dans la journée, Mgr Raï avait aussi affirmé dans le cadre de son déplacement à Tripoli à l'occasion de la clôture de l'année jubilaire que « la paix est le choix permanent et le meilleur. Et Tripoli restera une ville de paix malgré tous les défis ». Il a également appelé à « enraciner la culture de la paix et du vivre-ensemble ». Le patriarche a aussi affirmé que « le Liban est un pays diversifié et multiple. Cette diversité est sa richesse fondamentale, comme l'a souligné le pape lors de sa visite au Liban ». Placée sous le signe de la paix, la visite de trois jours de Léon XIV a eu lieu alors que le Liban continue d’être la cible de menaces israéliennes d’une guerre totale, en raison du refus du Hezbollah de remettre ses armes à l’État.
Durant sa visite, le patriarche Raï a également salué « les relations islamo-chrétiennes » à Tripoli « devenue un modèle distinctif de la coexistence, au point d’être considérée comme la deuxième capitale du Liban, avec toute la vitalité et les activités rassembleuses qu’elle porte ».


