Un champ de blé abandonné à Rayak, et en arrière-plan, la chaîne de montagnes de l'Anti-Liban, le 2 juillet 2025. Ali Baalbaki/L'Orient-Le Jour
Le contact a été perdu mercredi après-midi avec un major à la retraite de la Sûreté générale, Ahmad Ali Chokr, originaire de Nabi Chit (Baalbeck), alors qu’il se trouvait dans la Békaa centrale, ont indiqué jeudi les moukhtars (élus locaux) de la localité.
Un proche de l’agent retraité, également moukhtar de Nabi Chit, Ahmad Mohammad Chokr, a indiqué vendredi à L’Orient-Le Jour que Ahmad Ali Chokr, agissant comme « intermédiaire immobilier », avait été enlevé alors « qu’il se rendait à un rendez-vous censé réunir l’acheteur et le vendeur pour un terrain à Zahlé, près de Hamra Plaza. Depuis, aucun contact n’a été établi avec lui ». Contactée par notre publication, une source au sein de l’armée libanaise a précisé que, selon les informations de la troupe, « l’intéressé est porté disparu et non enlevé ».
Dans un appel adressé aux autorités, les moukhtars de Nabi Chit ont exhorté jeudi le président de la République, Joseph Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre, Nawaf Salam, ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la Défense, à « œuvrer pour élucider les circonstances de la disparition de (leur) fils, Ahmad Ali Chokr », avec lequel « tout contact est rompu depuis mercredi après-midi, sans que nous ayons la moindre information à son sujet », rapporte notre correspondante dans la région Sarah Abdallah. Ils ont précisé que la disparition est survenue dans la Békaa centrale et que « l’ensemble des services de sécurité ont été informés », appelant les autorités concernées à « agir sans délai afin de faire toute la lumière sur son sort ».
De son côté, l’Association des moukhtars de la Békaa-Est a condamné jeudi, dans un communiqué, l’enlèvement de M. Chokr, appelant à sa « libération immédiate ». Elle a exhorté MM. Aoun, Berry et Salam, ainsi que les forces de sécurité à « déployer tous les efforts nécessaires afin d’obtenir sa libération sans délai, dans l’intérêt de la sécurité et de la stabilité du pays ».
« Un tel acte irresponsable, portant atteinte à sa liberté et à sa sécurité sociale, humaine et familiale, expose la sécurité de la nation et des citoyens à de graves dangers, dans ces circonstances exceptionnelles que traverse notre pays », souligne le communiqué. Les moukhtars ont par ailleurs réaffirmé leur soutien aux forces armées et aux appareils sécuritaires dans l’exercice de leurs missions, appelant les autorités compétentes à « agir rapidement pour ramener le commandant enlevé auprès des siens et garantir sa sécurité ».


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