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Politique - Liban

Joseph Aoun : Les négociations avec Israël ne signifient pas une capitulation

Le président donne ses instructions à Simon Karam avant la réunion du « mécanisme » vendredi.

Joseph Aoun : Les négociations avec Israël ne signifient pas une capitulation

Le président libanais Joseph Aoun s'exprime lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies le 23 septembre 2025 au siège de l'ONU à New York. Photo d'archives Alexi J. Rosenfeld / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé mercredi que les négociations avec Israël « ne signifient pas une capitulation », soulignant que l’État œuvre, à travers le dialogue, à « consolider la sécurité et la stabilité, en particulier dans le Sud ».

« Nous œuvrons par la négociation à consolider la sécurité et la stabilité, notamment dans le Sud, et négocier ne signifie pas capituler », a déclaré le chef de l'État au palais de Baabda devant le nouveau conseil de l'Union culturelle libanaise dans le monde. « En tant que président de la République, j’emprunterai toute voie qui sert l’intérêt du Liban. L’essentiel est d’éloigner le spectre de la guerre, de lancer la reconstruction, de permettre aux habitants de rester sur leurs terres, de relancer l’économie et de développer l’État », a-t-il poursuivi.

« Parvenir à la paix »

Joseph Aoun a par ailleurs souligné la nécessité pour la diaspora de transmettre « la véritable image du Liban », regrettant que «certains Libanais à l’étranger véhiculent une image négative du pays». Il a estimé que « le jeu de ceux qui font la promotion de la guerre est désormais démasqué », affirmant que certains « vivent de la guerre pour mener des campagnes électorales fondées sur celle-ci ». M. Aoun a enfin assuré que la situation au Liban est « bonne », ajoutant que la visite du pape a eu « un impact positif ».

Mercredi également, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé dans une interview à la chaîne al-Arabiya que le souhait d’Israël est de « parvenir à la paix » et à « une normalisation de ses relations avec le Liban ». M. Aoun et le Premier ministre, Nawaf Salam, ont à maintes reprises rappelé que le Liban demeure engagé par l’initiative de paix arabe de 2002, qui appelle, en échange de relations normalisées avec les pays arabes, au retrait d'Israël de tous les territoires occupés, y compris la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan, et la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967.

Le chef de la diplomatie israélienne a par ailleurs déclaré qu'« Israël doit en finir avec le Hezbollah » pour garantir sa sécurité et « rendre le Liban à son peuple », refusant de « vivre aux côtés d’un État terroriste à ses frontières ». Selon M. Saar, son pays n’a avec le Liban que des différends « mineurs », qui pourraient être réglés facilement, ajoutant que «les seuls véritables problèmes sont la présence du Hezbollah et l’Iran». Le ministre israélien a en outre estimé que le Hezbollah est «la partie qui viole la souveraineté du Liban», affirmant qu’Israël, de son côté, « ne porte pas atteinte à cette souveraineté en menant des frappes contre le parti chiite ».

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Autres figures civiles au sein du mécanisme ? Des rumeurs selon Bou Saab

À la suite de la guerre entre le Hezbollah et Israël qui s’est terminée sur un accord de cessez-le-feu en novembre 2024, un comité de supervision du cessez-le-feu (appelé « mécanisme ») a été créé, sous la présidence d’un général américain. Alors qu’il n’était composé que de militaires, le président Aoun a créé la surprise début décembre en nommant un civil au sein de ce comité, l’ancien ambassadeur Simon Karam. Israël en a fait autant, ce qui a profondément altéré la mission de ce comité. Le Liban avait plusieurs fois exprimé sa volonté de négocier avec Israël en vue de mettre fin à une situation instable au Liban-Sud, où l’armée de l’État hébreu occupe toujours cinq positions qu'elle juge stratégiques malgré l’accord qui stipulait son retrait total, et poursuit ses violations quotidiennes en territoire libanais sous prétexte « d’empêcher le Hezbollah de restaurer ses capacités militaires ».

Plus tôt dans la journée mercredi, le président Aoun s'est entretenu avec Simon Karam au palais de Baabda, et lui « a donné ses instructions » avant la réunion du comité de supervision du cessez-le-feu prévue vendredi, selon la présidence. La réunion visait à définir une feuille de route pour prévenir une escalade israélienne au Liban.

Joseph Aoun s'est également entretenu avec le vice-président du Parlement, Élias Bou Saab. « Les discussions concernant la nomination des figures civiles (chiite ou sunnite) autres que Simon Karam au sein du 'mécanisme' ne sont que des rumeurs qui circulent dans la presse. Aucune demande n'a été formulée pour ajouter d'autres noms », a-t-il souligné à l'issue de la réunion. Il a également indiqué que « le travail du président de la République avec le 'mécanisme', par l'intermédiaire de l'ambassadeur Karam, est rassurant, confortable et plus que satisfaisant ». « Nous espérons que la période des fêtes sera calme et verrons ensuite comme assurer plus de stabilité au Liban », a ajouté M. Bou Saab.

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé mercredi que les négociations avec Israël « ne signifient pas une capitulation », soulignant que l’État œuvre, à travers le dialogue, à « consolider la sécurité et la stabilité, en particulier dans le Sud ».« Nous œuvrons par la négociation à consolider la sécurité et la stabilité, notamment dans le Sud, et négocier ne signifie pas capituler », a déclaré le chef de l'État au palais de Baabda devant le nouveau conseil de l'Union culturelle libanaise dans le monde. « En tant que président de la République, j’emprunterai toute voie qui sert l’intérêt du Liban. L’essentiel est d’éloigner le spectre de la guerre, de lancer la reconstruction, de permettre aux habitants de rester sur leurs terres, de relancer l’économie et de développer l’État...
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Certains résidents à l’étranger véhiculent une image négative ? Quelle image positive peut-on véhiculer ? Faire un lobby contre la milice iranienne ne plaît pas ? On accepte les pressions d’un côté mais pas de l’autre ? Trop de concessions imméritées au duo de malheur est injuste et risque d’en faire payer le prix à tout le Liban, pas seulement aux hors-la-loi.

Goraieb Nada

13 h 30, le 18 décembre 2025

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Commentaires (1)

  • Certains résidents à l’étranger véhiculent une image négative ? Quelle image positive peut-on véhiculer ? Faire un lobby contre la milice iranienne ne plaît pas ? On accepte les pressions d’un côté mais pas de l’autre ? Trop de concessions imméritées au duo de malheur est injuste et risque d’en faire payer le prix à tout le Liban, pas seulement aux hors-la-loi.

    Goraieb Nada

    13 h 30, le 18 décembre 2025

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