Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Tunisie

Un millier de partisans du président rassemblés à Tunis pour l'anniversaire de la révolution


Rassemblement des partisans du président Kais Saeid à Tunis, le 17 décembre 2025. Photo Reuters / Jihed Abidellaoui

Environ un millier de partisans du président tunisien Kais Saied, accusé par ses opposants d'une dérive autoritaire, se sont rassemblés mercredi à Tunis pour célébrer le 15e anniversaire du début de la révolution ayant fait chuter Zine El Abidine Ben Ali.

« Le peuple veut Kais Saied de nouveau », criaient les manifestants, détournant le slogan « le peuple veut la chute du régime » né lors du soulèvement en Tunisie et repris dans plusieurs pays lors du printemps arabe.

Les partisans du chef de l'Etat, qui souhaitent le voir se présenter pour un troisième mandat en 2029, ont défilé banderoles et drapeaux tunisiens à la main avant de se réunir devant le théâtre municipal dans le centre ville. Ils ont atteint le millier de participants en fin de matinée, ont constaté des correspondants de l'AFP. Parmi ces manifestants, beaucoup d'hommes et femmes d'âge mûr, dont des dizaines étaient arrivés dans la capitale très tôt de régions aussi éloignées que Gafsa et Kasserine dans le sud, Kairouan (centre) ou Sousse (est).

« Le peuple veut la souveraineté nationale. Non à toute ingérence étrangère sur le territoire tunisien », scandaient d'autres sympathisants de Kais Saied, qui dénonce régulièrement dans ses vidéos officielles des tentatives de déstabilisation à son encontre qui viendraient de l'étranger. D'autres slogans visaient le chef du parti islamo-conservateur Ennahdha, Rached Ghannouchi, emprisonné sous le coup de plusieurs accusations dont celle de « complot contre la sûreté de l'Etat », le qualifiant de « bourreau » ou d' « assassin ».

Ennahdha a dominé la vie politique tunisienne pendant une décennie après la chute de Ben Ali en janvier 2011 jusqu'à un coup de force du président Saied à l'été 2021. Le 25 juillet 2021, M. Saied avait limogé par surprise son Premier ministre et gelé le Parlement avant de le dissoudre quelques mois plus tard, s'octroyant les pleins pouvoirs.

L'opposition et des ONG tunisiennes et étrangères ont dénoncé un recul des droits et libertés dans le berceau du printemps arabe, et une dérive autoritaire depuis le coup de force présidentiel de l'été 2021.

Les principales figures de l'opposition de droite comme de gauche sont en détention, condamnées à de lourdes peines de prison dans des jugements prononcés ces dernières semaines. Des dizaines d'avocats, journalistes et militants de la société civile sont également emprisonnés, notamment pour complot ou au nom d'une loi réprimant les fausses informations, à l'interprétation décriée comme trop large par les défenseurs des droits.

Environ un millier de partisans du président tunisien Kais Saied, accusé par ses opposants d'une dérive autoritaire, se sont rassemblés mercredi à Tunis pour célébrer le 15e anniversaire du début de la révolution ayant fait chuter Zine El Abidine Ben Ali.« Le peuple veut Kais Saied de nouveau », criaient les manifestants, détournant le slogan « le peuple veut la chute du régime » né lors du soulèvement en Tunisie et repris dans plusieurs pays lors du printemps arabe.Les partisans du chef de l'Etat, qui souhaitent le voir se présenter pour un troisième mandat en 2029, ont défilé banderoles et drapeaux tunisiens à la main avant de se réunir devant le théâtre municipal dans le centre ville. Ils ont atteint le millier de participants en fin de matinée, ont constaté des correspondants de l'AFP. Parmi ces...