Des soldats libanais postés sur des blindés à l'entrée du village frontalier de Naqoura, le 7 janvier 2025, après le retrait israélien de la localité. Photo AFP
Le commandement de l’armée libanaise a confirmé, dans un communiqué publié dimanche, qu’il « s’est avéré qu’il n’y a ni armes ni munitions à l’intérieur du bâtiment » de Yanouh, au Liban-Sud, qu'elle avait fouillé samedi.
Le 13 décembre, un différend avait éclaté entre des habitants de ce village du caza de Tyr et des Casques bleus de la Finul. Tout avait commencé durant la matinée, lorsque l'armée avait procédé, en coordination avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban, à l’inspection d’une habitation à Yanouh, dans le caza de Tyr, à la demande du comité de supervision du cessez-le-feu (dit le « Mécanisme »), selon notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Alors que les soldats et la force internationale s’apprêtaient à quitter les lieux bredouilles, un drone israélien a survolé la zone et la Finul a reçu une demande de procéder à une nouvelle fouille. La décision a provoqué la colère du propriétaire de la maison qui, avec d’autres habitants de la localité, a tenté d’éloigner les Casques bleus par la force et de les empêcher d’y entrer à nouveau.
La troupe souligne que, « suite aux menaces israéliennes, une deuxième fouille a eu lieu et a prouvé l’absence d’armes et de munitions », précisant « qu’une patrouille est restée postée devant le bâtiment pour empêcher toute attaque israélienne ».
Le commandement de l’armée a remercié « les habitants pour leur confiance et leur coopération », et le comité de supervision du cessez-le-feu « pour avoir mené les contacts nécessaires pour arrêter toute agression ». « Cet incident prouve plus que jamais que le seul moyen de préserver la stabilité est d'unir nos efforts, de faire preuve d'une solidarité nationale sans faille avec l'armée, de respecter la résolution 1701 et l'accord de cessation des hostilités, en coordination avec le Mécanisme (comité de supervision) et la Finul, dans une période difficile qui exige un maximum de vigilance et de sens des responsabilités », ajoute-t-on de même source.


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