Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo Ani
Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi s’est excusé mercredi d’avoir officiellement décliné l'invitation de son homologue iranien à se rendre à Téhéran, affirmant qu’il restait ouvert à une rencontre dans un pays tiers neutre.
Le 4 décembre dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait adressé une invitation officielle à M. Raggi pour discuter du « développement des relations bilatérales », dans un contexte de tensions persistantes entre les deux responsables. Le lendemain, le chef de la diplomatie libanaise avait affirmé qu’il ne se rendrait pas en Iran dans les circonstances actuelles, tout en se disant prêt à rencontrer son homologue dans un pays tiers.
Dans sa réponse officielle, Joe Raggi, affilié aux Forces libanaises et virulent critique du Hezbollah, a indiqué mercredi qu’il ne pouvait accepter l’invitation pour le moment, en raison des circonstances actuelles. Il a souligné que sa décision n’était pas un « refus de dialoguer, mais plutôt que les conditions appropriées n'étaient pas actuellement réunies », rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Le ministre a renouvelé son ouverture à une rencontre dans un pays neutre convenu d’un commun accord, exprimant sa volonté de favoriser une nouvelle ère de relations constructives entre le Liban et l’Iran, à condition qu’elles soient fondées sur « le respect mutuel et absolu de l’indépendance et de la souveraineté de chaque pays et sur la non-ingérence dans leurs affaires internes, sous quelque forme ou prétexte que ce soit ». Il a également souligné que « la construction de tout État fort ne peut être réalisée que si l’État seul, à travers son armée nationale, détient le droit exclusif de porter des armes, et s’il a l’autorité exclusive sur les décisions de guerre et de paix ». « Vous serez toujours le bienvenu au Liban », a enfin assuré M. Raggi à son homologue.
Le 20 novembre, Joe Raggi avait déjà laissé entendre dans une émission locale sur la chaîne MTV qu’une telle rencontre pouvait se tenir « dans un pays neutre, comme la Suisse » afin de négocier les questions en suspens entre les deux pays. Le ministre avait critiqué à plusieurs reprises l’implication de l’Iran dans les affaires internes du Liban. Les relations entre les deux ministères des Affaires étrangères se sont tendues ces derniers mois, alors que Beyrouth s’est engagé à désarmer le Hezbollah, allié de l’Iran, ainsi que d’autres milices.
Le 6 décembre, Joe Raggi avait déclaré que la remise des armes du Hezbollah aux autorités libanaises dépend de l’Iran, exprimant son regret que le parti soutenu par l’Iran « ne soit pas convaincu de remettre ses armes à l’État ». Téhéran avait réaffirmé le lendemain qu’il n’interférait pas dans les affaires internes du Liban et que le Hezbollah était libre de prendre ses propres décisions.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a convoqué à deux reprises l’ambassadeur d’Iran, Mojtaba Amani, notamment en avril, après qu’il a qualifié les appels au désarmement du Hezbollah de « conspiration flagrante contre les nations ». En août, une décision d’Abbas Araghchi de soutenir toute réponse du Hezbollah au plan de désarmement avait également suscité une série de plaintes, bien que l’ambassadeur n’ait pas été convoqué.



Tres bonne decision. Ils osent prendre les autres pour dupes et dire que l,iran ne se mele pas dans les affaires libanaises. Creer des milices a ses ordres, les financer et les armer telles des armees regulieres dans un autre pays c,est servir ce pays nous disent les mollahs archaiques. Neanderthaliens, votre fin est proche.
09 h 52, le 11 décembre 2025