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Dernières Infos - Liban

Les Casques bleus font état de tirs israéliens sur une de leurs patrouilles dans le Sud

Un habitant du caza de Tyr visé par un faux appel d’évacuation.

Les Casques bleus font état de tirs israéliens sur une de leurs patrouilles dans le Sud

Des militaires libanais et des soldats français de la Finul, le 8 juillet 2025 dans la région de Tyr au Liban-Sud. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

La Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé mercredi que des forces israéliennes avaient tiré la veille sur une de ses patrouilles, à Sarda (caza de Marjeyoun), dans le sud du pays, précisant qu'il n'y avait pas eu de blessés.

« Hier, des soldats de l'armée israélienne à bord d'un char Merkava ont tiré sur des soldats de la force (...) qui patrouillaient en véhicule le long de la Ligne bleue », à la frontière avec Israël, a indiqué la Finul dans un communiqué, précisant que « personne n'a été blessé ». La mission précise qu’une « rafale de dix coups de mitrailleuse a été tirée au-dessus du convoi, suivie de quatre autres rafales de dix coups à proximité » et que les Casques bleus ont demandé à l’armée israélienne d’arrêter le feu « via les canaux de liaison de la Finul ».

Au moment des tirs, les Casques bleus et le char israélien « se trouvaient tous deux sur le territoire libanais », ajoute la Finul, qui souligne que l’armée israélienne « avait été informée à l’avance de l’emplacement et du calendrier de la patrouille, conformément aux procédures habituelles pour les missions dans les zones sensibles proches de la Ligne bleue ». Enfin, la Finul souligne que « les attaques contre les Casques bleus ou à proximité de ceux-ci constituent des violations graves de la résolution 1701 du Conseil de sécurité » et appelle l’armée israélienne à « cesser tout comportement agressif ».

Le mois dernier, la Finul avait déjà dénoncé des tirs contre ses troupes dans le sud, Israël affirmant de son côté avoir confondu les soldats de l'ONU avec « des suspects », et effectué des « tirs de sommation ». En octobre, la Finul avait rapporté qu'un de ses soldats avait été blessé par une grenade israélienne, après avoir déjà fait état d'incidents de ce type.

Attaques israéliennes

Par ailleurs, mercredi, l’armée israélienne a poursuivi ses attaques au Liban-Sud, en tirant à la mitrailleuse, d'abord depuis la position de Roueissat al-Alam en direction des abords du village de Kfarchouba (caza de Hasbaya), ensuite depuis la position de Tallet al-Qarn en direction de la plaine de Majidiyé (Hasbaya), selon notre correspondant. Les soldats israéliens ont également lancé trois grenades dans cette même zone. Plus tôt dans la journée, des avions de guerre israéliens ont survolé le Liban-Sud et la Békaa à basse altitude. En soirée, l’armée israélienne a tiré sur la périphérie de Yaroun (caza de Bint Jbeil) avec des armes de moyen calibre.

En outre, un homme habitant un immeuble de trois étages situé entre Mansouri et Byout el-Siyad, dans le caza de Tyr, a déclaré avoir reçu dans la nuit de mardi à mercredi un appel menaçant attribué à l’armée israélienne, qui s’est finalement avéré faux. Son interlocuteur, dont l’identité n’a pas été confirmée, lui aurait demandé d’évacuer « un site appartenant à l’organisation Hezbollah », selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. La personne contactée, Bilal Ayian, est un citoyen ordinaire, précise-t-il.

Le message indiquait : « Vous vous trouvez sur un site appartenant à l’organisation Hezbollah. Veuillez évacuer la maison et vous éloigner à 500 mètres pour votre sécurité. Quittez immédiatement le complexe résidentiel Ismaïl al-Zein. » Par précaution, les résidents de l’immeuble ont été évacués. Les forces de sécurité ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine de cet appel. Si l’armée israélienne émet régulièrement des avertissements d’évacuation via son porte-parole arabophone Avichay Adraee avant de mener des frappes, les appels individuels reçus sur des téléphones privés se révèlent le plus souvent infondés.

Entre frappes de drones, dynamitage de maisons, tirs à la mitrailleuse, incursions terrestres et bombardements aériens, l’armée israélienne continue d’attaquer le Liban-Sud, la Békaa et, dans une moindre mesure, la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël. Ces opérations se poursuivent alors que le Liban a nommé la semaine dernière un civil, l'ambassadeur Simon Karam, au sein du « mécanisme » de surveillance du cessez-le-feu, répondant ainsi à une revendication de Washington et Tel-Aviv. L’État hébreu affirme frapper au Liban les combattants et les infrastructures du Hezbollah et contrecarrer les tentatives présumées du parti de se reconstruire, alors que l'armée libanaise s'est engagée à le désarmer.

La Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé mercredi que des forces israéliennes avaient tiré la veille sur une de ses patrouilles, à Sarda (caza de Marjeyoun), dans le sud du pays, précisant qu'il n'y avait pas eu de blessés.« Hier, des soldats de l'armée israélienne à bord d'un char Merkava ont tiré sur des soldats de la force (...) qui patrouillaient en véhicule le long de la Ligne bleue », à la frontière avec Israël, a indiqué la Finul dans un communiqué, précisant que « personne n'a été blessé ». La mission précise qu’une « rafale de dix coups de mitrailleuse a été tirée au-dessus du convoi, suivie de quatre autres rafales de dix coups à proximité » et que les Casques bleus ont demandé à l’armée israélienne d’arrêter le feu « via les canaux de liaison...