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Dernières Infos - Diplomatie

Merz juge « inacceptables » certaines parties de la stratégie de sécurité de Trump


Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian (à gauche) et le chancelier allemand Friedrich Merz s’expriment lors d’une conférence de presse conjointe à la Chancellerie, à Berlin, en Allemagne, le 9 décembre 2025. Photo John MacDougall / AFP

Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé mardi que certaines parties de la stratégie de sécurité de Donald Trump étaient « inacceptables » du point de vue européen, ce document anticipant notament un "effacement civilisationnel" de l'Europe.

« Que les Américains veuillent maintenant sauver la démocratie en Europe, je n'en vois pas la nécessité », a souligné le dirigeant de la première puissance économique de l'UE, lors d'une visite en Rhénanie-Palatinat (sud-ouest), région allemande abritant d'importantes bases militaires américaines. « Si elle devait être sauvée, nous pourrions le faire nous-mêmes », a ajouté Friedrich Merz.

L'administration de Donald Trump a publié vendredi un document présentant une « Stratégie de sécurité nationale » résolument nationaliste, anticipant un « effacement civilisationnel » de l'Europe et prônant la lutte contre les « migrations de masse ». « Certaines parties sont compréhensibles et certaines acceptables (mais) certaines inacceptables pour nous, du point de vue européen », a commenté M. Merz, qui s'est dit pour autant pas « surpris » par le document.

Il « correspond à peu près à ce que le vice-président (américain J.D. Vance) avait déjà exprimé dans son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité en février », a-t-il rappelé.

Fervent catholique, JD Vance, dont l'ascension politique s'est accélérée en se faisant le porte-voix de l'Amérique déclassée, avait pétrifié les Européens lors d'une conférence internationale en Allemagne mi-février, lorsqu'il avait épousé les vues des partis populistes.

Ce discours « n'était pas un faux-pas, mais le début d'une réorientation stratégique des États-Unis » qui « affecte la politique étrangère, de sécurité, économique et aussi européenne », a insisté F. Merz dans une autre intervention mardi soir à Berlin.

Les relations entre les deux alliés se sont tendues sur plusieurs dossiers depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier, du rapprochement américain avec la Russie au soutien affiché des Etats-Unis aux partis conservateurs ou d'extrême droite en Europe.

L'annonce de la nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine intervient au moment où des responsables ukrainiens sont en pourparlers sur le plan élaboré par Washington pour mettre fin à près de quatre ans de guerre en Ukraine.

Le texte américain « confirme mon évaluation selon laquelle nous, en Europe, (...) devons devenir beaucoup plus indépendants des États-Unis en matière de politique de sécurité », a estimé M. Merz. Sur un autre secteur stratégique, le chancelier a évoqué mardi soir le récent sommet franco-allemand pour une "souveraineté numérique européenne".

« Je n'aurais pas utilisé ce terme il y a un an ou plus, car je nous voyais toujours fermement ancrés dans l'alliance transatlantique, et pas seulement dans l'alliance de défense, mais aussi dans cette communauté de valeurs et cette coopération économique », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons plus compter dessus aujourd'hui comme nous le pouvions dans les années et décennies passées », a-t-il ajouté.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé mardi que certaines parties de la stratégie de sécurité de Donald Trump étaient « inacceptables » du point de vue européen, ce document anticipant notament un "effacement civilisationnel" de l'Europe.« Que les Américains veuillent maintenant sauver la démocratie en Europe, je n'en vois pas la nécessité », a souligné le dirigeant de la première puissance économique de l'UE, lors d'une visite en Rhénanie-Palatinat (sud-ouest), région allemande abritant d'importantes bases militaires américaines. « Si elle devait être sauvée, nous pourrions le faire nous-mêmes », a ajouté Friedrich Merz.L'administration de Donald Trump a publié vendredi un document présentant une « Stratégie de sécurité nationale » résolument nationaliste,...