Le pape Léon XIV salue les fidèles à la fin d’une messe sur le front de mer de Beyrouth, le 2 décembre 2025. Photo Giuseppe CACACE / AFP
Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a adressé une lettre au pape Léon XIV après le départ du souverain pontife du Liban mardi 2 décembre au terme d’une visite de trois jours, assurant que « les chrétiens libanais reviendront » dans leur pays et y seront « les artisans de la paix ». Une réponse aux propos du pape qui a appelé les chrétiens du Liban à rester sur place et à œuvrer pour la paix, alors que le pays subit une émigration massive des jeunes face aux crises à répétition.
« Merci, Saint-Père Léon XIV, car votre visite au Liban nous a rappelé notre identité, notre rôle et notre mission. Demain, nous chrétiens libanais, artisans de la paix dans cet Orient, nous reviendrons. Nous nous appuierons sur notre héritage, notre histoire et nos expériences pour consolider la liberté, la diversité et la démocratie, qui sont les piliers du Liban », a souligné le président du CPL.
« Nous, chrétiens, avons été et devons rester les gardiens de l'unité du Liban et les défenseurs de la liberté qui est la raison d'être de notre présence dans ce pays. Nous sommes prêts aujourd'hui à œuvrer pour une paix juste au Moyen-Orient et dans le monde », a ajouté le député, gendre de l’ancien chef de l’État Michel Aoun.
Le chef du CPL a dans ce cadre promis au souverain pontife que les chrétiens libanais « reviendront en tant que bâtisseurs d'une paix durable, juste et inclusive pour tous ». « Par notre tolérance, nous rassemblerons nos partenaires autour de la paix, car c'est le seul moyen de mettre fin à la violence et aux conflits, de construire la stabilité, la prospérité et le développement », a-t-il poursuivi. « Nous reviendrons en tant qu'artisans de la paix, rassemblant les parties en conflit autour de la table de réconciliation et réaliserons ensemble la paix par la compréhension », a-t-il encore promis, faisant part de la volonté des chrétiens du Liban de « vivre ensemble dans le respect mutuel de nos identités culturelles et religieuses et de la liberté individuelle ».
« Dans un monde en mutation, nous aspirons à une paix qui préserve notre liberté et consolide durablement nos valeurs, dans cette région à laquelle nous appartenons, que nous aimons et dont nous sommes fiers », a conclu le chef de la formation aouniste.


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