La députée des Forces libanaises (FL), Sethrida Geagea. Photo ANI
Plusieurs députés libanais chrétiens ont réagi à la visite historique du pape Léon XIV au Liban, qui s’est achevée mardi, en commençant par la parlementaire des Forces libanaises Sethrida Geagea, qui a considéré que cette visite renforçait l’idée que l’État devait recouvrer sa souveraineté et désarmer les milices établies dans le pays, dont le Hezbollah.
« Le Liban a aujourd’hui besoin, plus que jamais, que l’État retrouve son autorité. La visite du Saint-Père nous porte un message clair : il ne peut y avoir de paix sans État, ni d’État sans souveraineté, ni de souveraineté avec des armes en dehors de la légitimité », a déclaré l’épouse du chef du parti chrétien, radicalement opposé au parti chiite sur la scène politique.
Cette déclaration intervient à un moment où le Liban est sous forte pression de Washington pour qu’il pousse le parti chiite à livrer son arsenal à l’armée libanaise, ce qu’il refuse jusqu’à présent malgré la décision des autorités libanaises, prise début août, sur le monopole des armes.
Dans le même temps, Israël a intensifié ses attaques ces dernières semaines malgré le cessez-le-feu signé entre le Liban et l’État hébreu fin novembre 2024, et continue d’occuper cinq points frontaliers au Liban, alors qu’il devait s’en retirer entièrement selon l’accord.
La députée de Bécharré a toutefois averti que « malgré la dimension positive de la visite du pape, l’ombre de l’escalade reste présente, et la possibilité d’une reprise des frappes israéliennes demeure tant que les racines du problème ne sont pas traitées », ajoutant que la trêve « n’a pas été respectée comme elle se devait, ni mise en œuvre ».
Le chef du Courant patriotique libre et député de Batroun, Gebran Bassil, a pour sa part déclaré sur X que le souverain pontife « a quitté le pays alors que tous auraient souhaité qu’il prolonge son séjour dans cette patrie, porteur du message qu’il nous a exhortés à vivre et à diffuser à travers l’ouverture, le dialogue et la coexistence, pour que règne la paix ».
Le député dissident du CPL, Simon Abi Ramia, a de son côté estimé que la visite de Léon XIV « témoigne une fois de plus que ce pays, malgré toutes les difficultés et les secousses qu’il traverse, demeure une grande nation, capable de se relever et d’accomplir des miracles ».
Il a ajouté que « malgré le sentiment d’absence, d’impuissance ou parfois d’échec de l’État, les Libanais ont prouvé qu’ils sont capables de transformer les défis en opportunités et que la volonté de vivre est plus forte que toutes les crises ».


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