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Politique - Monopole Des Armes

Michel Issa au Haaretz : Le désarmement du Hezbollah est essentiel à la paix au Liban et dans la région

Le nouvel ambassadeur américain à Beyrouth a affirmé qu'Israël « n’a pas besoin de l’autorisation des États-Unis pour se défendre ».

Michel Issa au Haaretz : Le désarmement du Hezbollah est essentiel à la paix au Liban et dans la région

L’ambassadeur des États-Unis, Michel Issa, quitte le ministère libanais des Affaires étrangères après une rencontre avec le ministre Joe Raggi, à Beyrouth, le 17 novembre 2025. REUTERS/Mohamed Azakir

Le nouvel ambassadeur américain au Liban, l'homme d'affaires d'origine libanaise Michel Issa, a accordé un entretien, publié samedi, au Haaretz, dans lequel il a affirmé que Washington presse pour le désarmement du Hezbollah et des autres milices, crucial pour « garantir la paix » au Liban et dans un Moyen-Orient en pleine transformation.

Dans son entretien au quotidien israélien, l'ambassadeur a souligné que les États-Unis estiment « essentielle » l'application de la décision des autorités libanaises, prise début août, de désarmer le Hezbollah et les autres groupes armés « pour restaurer l’autorité de l’État au Liban et garantir son avenir ». Selon lui, ce désarmement et « la fin de l'activité des proxies de l'Iran » au Moyen-Orient, en allusion notamment aux milices irakiennes et aux houthis yéménites, outre le Hezbollah, « sont des étapes centrales pour garantir la paix au Liban et dans l’ensemble de la région ».

Pas de commentaire sur de potentielles négociations Liban-Israël

Interrogé par le journal de gauche sur un potentiel processus de négociations entre le Liban et Israël, réclamé depuis six semaines par Beyrouth, Michel Issa a refusé de se prononcer. Le président libanais, Joseph Aoun, avait appelé à des pourparlers avec l'État hébreu le 13 octobre, en pleine signature de l'accord de trêve à Gaza parrainé par le président Donald Trump, et il a relancé cette invitation à de nombreuses reprises. Le Premier ministre Nawaf Salam a de son côté soutenu cette demande, à l'instar d'une bonne partie de la classe politique libanaise, et critiqué le fait que Tel-Aviv est « aux abonnés absents » face à cette demande libanaise.

Le Liban veut des négociations avec Israël, actuellement rejetées par le Hezbollah, pour notamment mettre un terme aux attaques israéliennes qui se poursuivent sur le territoire libanais malgré le cessez-le-feu de novembre 2024, libérer les Libanais enlevés par l'armée israélienne lors de son invasion terrestre de l'automne dernier, et réclamer le retrait israélien des positions occupées dans le Sud.

Tel-Aviv « n'a pas besoin de la permission » des États-Unis pour frapper le Liban

Commentant les frappes israéliennes sur le Liban, notamment celle de dimanche dernier, qui a visé et éliminé dans la banlieue sud de Beyrouth le chef militaire du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabaï, Michel Issa a souligné qu'Israël « n’a pas besoin d’obtenir la permission des États-Unis » pour se défendre. « Israël évalue ses besoins sécuritaires et prendra toutes les mesures qu’il jugera nécessaires pour protéger ses citoyens. Il n’est pas nécessaire d’obtenir l’autorisation des États-Unis pour cela », a-t-il affirmé. Un haut responsable américain, cité par le site Axios, avait démenti dimanche que l'administration Trump avait été tenue au courant de la frappe sur la banlieue sud avant qu'elle ne soit lancée. Un autre officiel américain avait toutefois indiqué que Washington savait qu'Israël prévoyait une « intensification » de ses frappes au Liban, sans plus de détails.

Ce bombardement, le premier depuis juin dernier sur le sud de la capitale libanaise, considérée comme un fief du parti chiite et densément peuplée, a été mené alors que les craintes d'une nouvelle escalade israélienne sur le Liban se font de plus en plus tangibles. Dans ce contexte, le chef du Hezbollah a affirmé vendredi soir le droit de son groupe de riposter, à un moment qu'il jugera opportun. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait de son côté menacé d'une campagne violente si le Hezbollah n'était pas désarmé d'ici la fin de l'année. Cette échéance de la fin 2025 est celle que s'est fixée l'armée libanaise, qui est chargée de récupérer l'arsenal du parti pro-iranien au sud du Litani, ce que ce parti a concédé, tandis qu'il continue de refuser un désarmement dans tout le pays.

Michel Issa a par ailleurs affirmé au Haaretz que, si la priorité des États-Unis est donc «une paix durable entre le Liban et Israël», l'administration Trump « travaille également à garantir un avenir de paix et de prospérité en renforçant les opportunités commerciales pour les Américains au Liban ainsi qu’avec les partenaires libanais ».

Le nouvel ambassadeur américain au Liban, l'homme d'affaires d'origine libanaise Michel Issa, a accordé un entretien, publié samedi, au Haaretz, dans lequel il a affirmé que Washington presse pour le désarmement du Hezbollah et des autres milices, crucial pour « garantir la paix » au Liban et dans un Moyen-Orient en pleine transformation.Dans son entretien au quotidien israélien, l'ambassadeur a souligné que les États-Unis estiment « essentielle » l'application de la décision des autorités libanaises, prise début août, de désarmer le Hezbollah et les autres groupes armés « pour restaurer l’autorité de l’État au Liban et garantir son avenir ». Selon lui, ce désarmement et « la fin de l'activité des proxies de l'Iran » au Moyen-Orient, en allusion notamment aux milices irakiennes et...
commentaires (15)

Ça n’est pas aux pays étrangers et encore moins à leurs ambassadeurs de venir combler les dettes d’un pays, fruit de la corruption de leurs dirigeants et des mercenaires sur son sol. Les contribuables libanais comme étrangers ne sont pas les financiers des corrompus qui pillent leur pays sans état d’âme pour le détruire, en accusant les autres et leur demandent réparations. Plus culottés et plus bêtes tu meurs. C’est aux autres de réparer mais lorsqu’ils dénoncent les pourris en les mettant devant leurs responsabilités cela devient de l’ingérence.

Sissi zayyat

10 h 01, le 02 décembre 2025

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Commentaires (15)

  • Ça n’est pas aux pays étrangers et encore moins à leurs ambassadeurs de venir combler les dettes d’un pays, fruit de la corruption de leurs dirigeants et des mercenaires sur son sol. Les contribuables libanais comme étrangers ne sont pas les financiers des corrompus qui pillent leur pays sans état d’âme pour le détruire, en accusant les autres et leur demandent réparations. Plus culottés et plus bêtes tu meurs. C’est aux autres de réparer mais lorsqu’ils dénoncent les pourris en les mettant devant leurs responsabilités cela devient de l’ingérence.

    Sissi zayyat

    10 h 01, le 02 décembre 2025

  • Nous avons encore chez nous plus d’un million de refugiés syriens qu’attendent-il pour rentrer dans leur pays maintenant que la reconstruction va commencer . Pourquoi le Liban, a genoux economiquement, doit encore continuer a supporter ce fardeau démographique et social ? Votre pays serait bien avisé de retirer les sanctions qui etranglent le Liban, qui ne visent qu’une infime minorité de personnes et qui pourtant frappe l’ensemble d’une population que vous pretendez vouloir aide. Oui nous voulons la paix et la sécurité pour le Liban et apprecierons aussi d'etre traité comme des amis.

    nabil samir

    17 h 13, le 30 novembre 2025

  • Si en tant que Libanais vous aimez ce pays ( qui est celui de vos parents ) comme moi , je vous prie de bien vouloir demander a votre président de fournir les armements qui permettent au Liban de pouvoir imposer l’autorité de l’état vis a vis de toutes milices armées sur le territoire nationale mais aussi vis a vis des agressions étrangeres quotidienne que les populations du Sud subissent de la part d’un voisin qui est rejeté par la majorité des nations libres du monde.

    nabil samir

    17 h 05, le 30 novembre 2025

  • Exellence M. l’Ambassadeur, Vous souhaitez que l’armée libanaise etende son autorité sur l’ensemble du Liban mais votre pays ne lui permet pas de s’armer pour faire face a toute les éventualités et affirmer sur le terrain cette autorité qui a fait défaut au Sud-Liban pendant des décennies et non pas seulement depuis l’avénement du Hezbollah car l’occupation et les agressions sur le Sud-Liban date depuis 1948 et ces agressions sont bien a l’origine de la naissance de diverses formes de resistances armées. Cherchez le probleme et vous trouverez la solution.

    nabil samir

    17 h 05, le 30 novembre 2025

  • Le HB refuse toute négociation, écrivez-vous? Depuis quand un perdant a le droit d’exiger quoi que ce soit? Il est au pied du mur et continue de menacer avec ses armes cachées qu’il ne peut plus utiliser sinon pour menacer notre pays, fort de la peur de nos dirigeants qui le prennent encore au sérieux alors qu’il a montré depuis près d’un an qu’il ne peut les sortir qu’’après le repli des israéliens pour les utiliser contre nous. Un peu de sérieux et de courage suffiront à sauver ce qui reste de notre pays. Ces gens ne comprennent que le langage de force et le moment est venu pour l’utiliser

    Sissi zayyat

    11 h 37, le 30 novembre 2025

  • A peine a t'il poser pied au Liban, Mr. Issa se positionne non pas comme un diplomate qui trouve des solutions, mais comme partie belligerente dans la division viscérale sur la question des armes. Est ce qu'il prononce une parole, une seule, sur l'effondrement économique (???) Il n'en a rien à faire. Que le Liban ailles au Diable. Merci son excellence.

    Raed Habib

    10 h 14, le 30 novembre 2025

  • Les USA appuyent la décision du gouvernement de désarmer la milice, comme la majorité des Libanais, et comme l’Etat lui-même. Tant mieux pour nous. Pour une fois nous avons le même but. Les USA financent l’armée libanaise, l’Iran finance sa milice sectaire, déclarée officiellement hors-la-loi. Si l’objectif de Trump est de d’établir une paix durable, quel Libanais lucide serait contre ? La milice vendue nous a confronté stupidement à Israël, et elle veut nous confronter aussi à l’Amérique ? Un dicton dit que lorqu’on est bête c’est pour la vie.

    Goraieb Nada

    04 h 45, le 30 novembre 2025

  • Ce qu’il dit l’ambassadeur Issa est dite avec détermination et Solennellement par la majorité des vrais libanais qui souhaitent que leurs pays soient clean des malfaiteurs Merci pour votre première déclaration Monsieur l’ambassadeur

    William SEMAAN

    18 h 20, le 29 novembre 2025

  • Inutile de tourner autour du pot. C'est aux Libanais qu'incombe le désarmement du Hezbollah. Pas à Israël. Mais si le Pays du Cèdre ne se donne pas les moyens de le faire, sûr que ce sera Tsahal, avec son cortège de victimes collatérales, selon l'euphémisme consacré. Il n'empêche, en pleine guerre, un petit village chrétien du sud Liban avait réussi à faire déguerpir, à coups de poing, les sbires du Hezbollah venus placer des lance-roquettes dans leur commune - c'était dans l'OLJ. Dommage que ce courage qui avait été couronné de succès manque tellement au reste du pays.

    Fingal Victor

    17 h 57, le 29 novembre 2025

  • Enfin,un diplomate qui dit haut ce que la plupart des libanais disent tout bas et qui n'a pas de langue de bois hypocrite.Bravo à ce nouvel ambassade qui a gardé sa libanité intacte et essaiera (j'espère) de pacifier le pays et le ramener comme à l'époque heureuse des années 40 à 50 où l'armistice était là et le Sud une terre de paix avant que FATEH LAND l'occupe et commence à envoyer ses KATIOUCHKA ,puis les gauchistes enfin le hezbollah qui a liquidé les gauchistes pour prendre leur place.Au final, le SUD est une terre instable à cause de ces fusées et menaces lancées à partir du Sud

    LE FRANCOPHONE

    16 h 17, le 29 novembre 2025

  • D’un côté tu as le Liban gangrenné par le hezbollah, de l’autre tu as les États-Unis complète ent sous la coupe d’israël. Mais jusqu’où s’arrêteront-ils?

    Gros Gnon

    15 h 37, le 29 novembre 2025

  • Non mais je rêve: l’ambassadeur US au Liban accorde une itw à un quotidien israélien avant de s’adresser à la presse libanaise et pour défendre le droit d’Israël à « se défendre » au Liban, mais contre qui? Contre les bergers, les agriculteurs et les enfants du Liban-Sud? On croyait s’être débarrassés de Tom Barrack et on hérite de son clone.

    Marionet

    15 h 21, le 29 novembre 2025

  • Michel Issa et Tom Barrack ....même arrogance....shame on you....

    Tamimtamim

    14 h 40, le 29 novembre 2025

  • …“pour restaurer l’autorité de l’État au Liban et garantir son avenir”. La langue de l’ ambassadeur Michel Issa a fourché . En fait, il voulait dire: « garantir l’avenir d’israël ».

    Hitti arlette

    14 h 35, le 29 novembre 2025

  • Un énième envoyé d’origine libanaise qui soutient notre bourreau contre son pays natal Qu’il aille au diable lui et Tom Barrack

    Hitti arlette

    14 h 15, le 29 novembre 2025

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