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Politique - Vatican

Le message de Léon XIV à Israël et au Hezbollah : « Cherchez la paix »

Le bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth dimanche est « un sujet de très grande inquiétude », selon le pape.

Le message de Léon XIV à Israël et au Hezbollah : « Cherchez la paix »

Le pape Léon XIV faisant un signe de la main lors d'une audience générale sur la place Saint Pierre, au Vatican, le 26 novembre 2025. Photo REUTERS/Remo Casilli

À cinq jours de son arrivée à Beyrouth, dans le cadre de son premier voyage apostolique, le pape Léon XIV a été interrogé sur la situation au Liban, et notamment ce qu'il pourrait dire « au Hezbollah et à Israël », ce à quoi il a répondu par un nouvel appel à la « paix », et prôné un arrêt du recours aux armes « comme moyen de résoudre les problèmes ».

Interrogé par des journalistes réunis à Castel Gandolfo, en Italie, où les papes ont une résidence, le souverain pontife a estimé que le bombardement israélien de dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, est « un sujet de très grande inquiétude. » Il a dans ce cadre lancé un appel à ce que « tout le monde abandonne le recours aux armes pour résoudre des problèmes », a affirmé le souverain pontife.

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Il a, dans un cadre général, appelé toute personne à « s'asseoir à la table de dialogue pour trouver ensemble des solutions », quand un problème survient. À la question d'une journaliste qui lui demandait s'il avait un « message » pour le Hezbollah et Israël, Léon XIV a insisté sur le fait qu'il faut «encourager tout le monde à chercher la paix, et la justice, parce que souvent la violence est le résultat d'injustices». « Nous devons œuvrer tous ensemble pour plus d'unité et de respect, pour tous les peuples et toutes les religions », a-t-il ajouté, selon un extrait vidéo diffusé sur les réseaux sociaux de Vatican News.

La frappe de dimanche sur le quartier de Haret Hreik a tué dimanche le chef militaire du Hezbollah, Haïtham Tabatabaï, ainsi que quatre autres personnes, dans une première frappe depuis juin dernier sur ce fief du parti chiite, menée malgré le cessez-le-feu normalement en application depuis novembre 2024. L'État hébreu viole quotidiennement la trêve avec des tirs et bombardements, accusant le Hezbollah de chercher à se reconstruire après la guerre de l'année dernière, et l'État libanais de ne pas le désarmer assez rapidement. En dépit de la frappe de dimanche, la visite du pape au Liban, après une première étape en Turquie, est maintenue.

Un « message d'espérance » pour les Libanais

De son côté, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, a souligné dans un entretien à Vatican News que le pape apportera au Liban un « message d'espérance » dans un pays qui « en a besoin ». Il a affirmé que malgré les « avancées » dans la crise de ces dernières années, « les obstacles restent nombreux », et que Léon XIV apportera donc un « message d'encouragement » aux Libanais. « Le Saint-Siège a toujours été attentif au Liban, car — pour reprendre une expression souvent utilisée — « le Liban est plus un message qu’un pays », dans le sens où une coexistence pacifique y a été établie entre les différentes communautés religieuses et ethniques, et qu’elle doit être préservée », a ajouté Mgr Parolin. Il a indiqué que la question de la « diminution constante du nombre de chrétiens » au Moyen-Orient est une « préoccupation majeure » du Vatican. « Nous espérons qu’ils pourront rester » dans cette région « et continuer à contribuer aux sociétés auxquelles ils appartiennent ». Enfin, le chef de la diplomatie du Vatican a estimé que « dans un contexte mondial marqué par de nombreuses difficultés, le Saint-Siège doit continuer de proclamer l’importance de la rencontre plutôt que de la confrontation. »

À cinq jours de son arrivée à Beyrouth, dans le cadre de son premier voyage apostolique, le pape Léon XIV a été interrogé sur la situation au Liban, et notamment ce qu'il pourrait dire « au Hezbollah et à Israël », ce à quoi il a répondu par un nouvel appel à la « paix », et prôné un arrêt du recours aux armes « comme moyen de résoudre les problèmes ».Interrogé par des journalistes réunis à Castel Gandolfo, en Italie, où les papes ont une résidence, le souverain pontife a estimé que le bombardement israélien de dimanche sur la banlieue sud de Beyrouth, est « un sujet de très grande inquiétude. » Il a dans ce cadre lancé un appel à ce que « tout le monde abandonne le recours aux armes pour résoudre des problèmes », a affirmé le souverain pontife. Lire aussi Turquie, Liban, Gaza : les...
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