Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Soudan

Les Emirats fustigent « l'obstruction » du chef de l'armée soudanaise à une trêve


Des volontaires soudanais préparent des tentes pour les déplacés ayant fui El-Facher, le 20 novembre 2025 à Al-Dabba. EBRAHIM HAMID/AFP

Les Emirats arabes unis, pays médiateur dans la guerre au Soudan où ils sont aussi accusés de soutenir les paramilitaires, ont fustigé lundi le rejet par le chef de l'armée soudanaise d'une proposition américaine de trêve.

« Encore une fois, le général (Abdel Fattah) al-Burhane refuse les offres de paix. Dans son rejet de la proposition américaine pour le Soudan, dans son refus obstiné d'un cessez-le-feu, il fait sans cesse preuve d'un comportement d'obstruction », a déclaré la ministre d'Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al Hashimy.

Le chef de l'armée soudanaise, en guerre depuis avril 2023 contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a jugé dimanche « inacceptable » la nouvelle proposition de trêve et appelé les citoyens désireux de défendre leur pays à « rejoindre immédiatement les lignes de front ».

Il a affirmé dans un discours filmé que le groupe de pays médiateurs, dit « Quad » était « partial » car les Emirats en étaient membres -aux côtés des Etats-Unis, l'Arabie saoudite et l'Egypte.

Les Emirats ont été accusés de fournir des armes, des hommes et du carburant aux FSR - ce qu'ils nient catégoriquement malgré les preuves alignées par des rapports internationaux et enquêtes indépendantes.

Le général al-Burhane a jugé que la dernière proposition envoyée par l'émissaire américain Massad Boulos était « la pire », car, selon lui elle « élimine les forces armées, dissout les agences de sécurité et maintient les milices là où elles sont » au lieu de les désarmer.

Il a également rejeté les « narratifs » selon lesquels les Frères musulmans contrôleraient l'armée, accusant M. Boulos de reprendre les éléments de langage d'Abou Dhabi.

« Où sont ces soi-disant membres des Frères musulmans au sein de l'armée soudanaise ? Nous ne les connaissons pas. Nous entendons seulement de telles affirmations dans les médias », a-t-il dit.

Le chef des FSR, le général Mohamed Daglo, présente régulièrement le conflit comme une lutte contre les « islamistes radicaux » après s'être lui-même allié avec le général al-Burhane pour évincer les civils du pouvoir lors d'un putsch en 2021.

Les paramilitaires avaient dit accepter début novembre le principe d'une trêve humanitaire sans pour autant cesser les combats.

Le camp pro-armée avait, lui, déjà rejeté en septembre un plan du Quad qui excluait à la fois l'armée et les FSR du processus de transition politique.

Cette proposition comprenait une trêve humanitaire de trois mois, suivie d'un cessez-le-feu permanent et d'une transition de neuf mois vers un régime civil.

La semaine dernière les deux camps ont salué la décision du président américain Donald Trump de s'impliquer dans les discussions à la demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

La guerre, marquée par des exactions dans les deux camps, a fait plusieurs dizaines milliers de morts et forcé le déplacement de millions de personnes, plongeant le pays dans ce que l'ONU qualifie de « pire crise humanitaire » au monde.


Les Emirats arabes unis, pays médiateur dans la guerre au Soudan où ils sont aussi accusés de soutenir les paramilitaires, ont fustigé lundi le rejet par le chef de l'armée soudanaise d'une proposition américaine de trêve. « Encore une fois, le général (Abdel Fattah) al-Burhane refuse les offres de paix. Dans son rejet de la proposition américaine pour le Soudan, dans son refus obstiné d'un cessez-le-feu, il fait sans cesse preuve d'un comportement d'obstruction », a déclaré la ministre d'Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al Hashimy.Le chef de l'armée soudanaise, en guerre depuis avril 2023 contre les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a jugé dimanche « inacceptable » la nouvelle proposition de trêve et appelé les citoyens désireux de défendre leur...