La place de l'Indépendance au lever du jour à Kiev, le 24 novembre 2025. Photo Sergei Gapon/AFP
Les Etats-Unis et l'Ukraine ont affirmé dimanche soir dans un communiqué de la Maison Blanche qu'un « futur accord » de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie « devra pleinement respecter la souveraineté » de Kiev, à l'issue de pourparlers à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.
La présidence américaine a par ailleurs salué des discussions en Suisse, en présence du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ont constitué « un pas en avant significatif » vers un règlement de paix dans ce pays en guerre.
Le chef de la diplomatie américaine s'était dit auparavant « très optimiste » sur la possibilité de conclure « très vite » un accord.
Les discussions de Genève, officiellement closes dimanche soir, se sont tenues sur la base du projet de plan en 28 points du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d'invasion russe commencée le 24 février 2022.
« Les pourparlers ont été constructifs, concentrés sur l'objectif et respectueux, insistant sur l'engagement commun de parvenir à une paix juste et durable », a écrit la Maison Blanche dans un communiqué avec la délégation ukrainienne présente à Genève.
Les deux parties « ont réaffirmé que tout futur accord devra pleinement respecter la souveraineté de l'Ukraine », selon ce bref texte, qui précise qu'à l'issue de leurs discussions, les Etats-Unis et l'Ukraine avaient « rédigé une nouvelle version, affinée, d'un cadre (pour un accord) de paix ».
A Genève, le négociateur ukrainien Andriï Iermak, bras droit de Volodymyr Zelensky, avait également fait état « de très bons progrès » dans les discussions, après que le président ukrainien eut indiqué que la nouvelle version du plan américain reflétait « déjà la plupart des priorités clés » de Kiev.
M. Trump avait donné jusqu'au 27 novembre à M. Zelensky pour donner une réponse, avant d'indiquer samedi que ce plan ne constituait pas sa « dernière offre ».
La version initiale du document avait suscité l'opposition de Kiev et de ses alliés européens, venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.

