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Soudan: les paramilitaires saluent l'intention de Trump de mettre fin à la guerre


Une femme soudanaise qui a fui El-Fasher au Darfour transporte des jerrycans d'eau dans le camp de déplacés d'Al-Afad, dans la ville d'Al-Dabba, au nord du Soudan, le 21 novembre 2025. Photo AFP/EBRAHIM HAMID

Les paramilitaires soudanais ont salué vendredi l'intention affichée par Donald Trump de mettre fin à la guerre, assurant répondre « pleinement et sérieusement » aux initiatives de médiation. Le président américain a déclaré mercredi vouloir mettre fin aux « atrocités » au Soudan, après une demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Dans un communiqué diffusé sur Telegram, les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre l'armée, ont dit apporter leur « réponse complète et sérieuse à ces initiatives ».

Le Conseil de souveraineté du Soudan, dirigé par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a lui aussi indiqué mercredi être prêt à coopérer avec Washington et Ryad. « Nous affirmons (...) que le véritable obstacle à la réalisation de la paix est la clique qui contrôle les décisions des forces armées, composée des restes de l'ancien régime et des dirigeants de l'organisation terroriste des Frères musulmans », ont déclaré les FSR. 

Le chef des paramilitaires, le général Mohamed Daglo, présente régulièrement le conflit comme une lutte contre les « islamistes radicaux » du camp adverse, alors qu'il avait lui-même collaboré en 2021 avec le général al-Burhane pour évincer les civils du pouvoir.

Les pourparlers menés depuis plusieurs mois stagnent. En septembre, le groupe médiateur dit du « Quad », réunissant Etats-Unis, Egypte, Emirats arabes unis et Arabie saoudite, a proposé un plan prévoyant une trêve de trois mois ainsi que l'exclusion du gouvernement actuel et des FSR du paysage politique post-conflit, une clause jusqu'à présent rejetée par l'armée.

Début novembre, les paramilitaires ont annoncé accepter une trêve humanitaire après avoir pris El-Facher, dernier bastion de l'armée dans le Darfour (ouest). Depuis, l'ONU a fait état de massacres, viols, pillages et déplacements massifs de population dans cette vaste région.

Désormais maîtres d'un tiers du pays, les paramilitaires ont intensifié ces dernières semaines leurs attaques dans le Kordofan voisin, région pétrolifère. Depuis plusieurs jours, ils annoncent la « libération imminente » de la ville de Babanousa, qu'ils assiègent depuis janvier 2024, l'une des dernières du Kordofan-Ouest tenues par l'armée et nœud ferroviaire stratégique reliant l'ouest du pays à Khartoum. 

La guerre au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire majeure. Un avion-cargo transportant 40 tonnes de matériel médical --la livraison la plus importante depuis mars, selon Save the Children-- a atterri cette semaine à Port-Soudan, la capitale de facto du pays, a indiqué vendredi l'ONG dans un communiqué.

Les paramilitaires soudanais ont salué vendredi l'intention affichée par Donald Trump de mettre fin à la guerre, assurant répondre « pleinement et sérieusement » aux initiatives de médiation. Le président américain a déclaré mercredi vouloir mettre fin aux « atrocités » au Soudan, après une demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.Dans un communiqué diffusé sur Telegram, les Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023 contre l'armée, ont dit apporter leur « réponse complète et sérieuse à ces initiatives ».Le Conseil de souveraineté du Soudan, dirigé par le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a lui aussi indiqué mercredi être prêt à coopérer avec Washington et Ryad. « Nous affirmons (...) que le véritable obstacle à la réalisation de la...