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Pour l'Indépendance, le Hezbollah appelle les autorités à des « mesures concrètes » pour la reconstruction du Sud


Pour l'Indépendance, le Hezbollah appelle les autorités à des « mesures concrètes » pour la reconstruction du Sud

Un portrait de Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah, dans les ruines d'un bâtiment de Nabatiyé, au Liban-Sud, le 23 septembre 2025. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

Le Hezbollah a appelé vendredi, à l'occasion du 82e anniversaire de l'indépendance, les autorités libanaises à prendre des «mesures concrètes» pour la reconstruction du Sud dévasté par la guerre qui a opposé le parti chiite à Israël entre octobre 2023 et novembre 2024, et à ne pas « renoncer aux éléments de force » du pays.

Le parti chiite est sous pression, locale et internationale, pour remettre son arsenal à l'armée libanaise. S'il ne s'est pas opposé au désarmement au sud du Litani, le long de la frontière avec Israël, qui l'accuse de vouloir reconstruire ses capacités, il refuse de rendre les armes dans le reste du territoire. C'est dans ce cadre que le parti dirigé par Naïm Kassem a souligné, dans un communiqué, que le pays devrait «s’attacher aux éléments de force du Liban et ne pas y renoncer, afin de préserver ses droits nationaux et d’en faire un point d’appui pour mettre en échec tous les projets et plans dirigés contre le Liban et la région». Il a encore exhorté les responsables à prendre des « mesures concrètes » pour la reconstruction, renforcer « l'unité nationale » et rejeter « toute forme de tutelle ou d'injonctions extérieures ».

Le Premier ministre Nawaf Salam a, à plusieurs reprises, défendu l'action de son gouvernement, accusé de ne pas vouloir concrétiser la reconstruction du Sud, en affirmant que si plusieurs projets de rénovation des infrastructures ont été lancés, le cabinet n'a pas les fonds pour une reconstruction élargie. Le gouvernement attend l'organisation de conférences de soutien internationales, tandis que les bailleurs de fond, États-Unis en tête, refusent toute aide financière tant que le Hezbollah n'est pas désarmé.

Le parti-milice pro-iranien a encore réclamé que « tous les efforts soient déployés » pour contraindre Israël à appliquer l'accord de trêve du 27 novembre 2024 et la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. Ces deux textes appellent à un retrait total de l'armée israélienne du territoire libanais, où elle occupe toujours des positions, ainsi qu'au désarmement des milices sur l'ensemble du Liban. Le Hezbollah estime toutefois que ce point ne concerne que le sud du Litani.

« Préserver l’indépendance du Liban, au milieu des tempêtes et des dangers qui menacent le Liban et la région, est la responsabilité de tous les Libanais », a ajouté le Hezbollah, selon lequel cela nécessite un « esprit de résistance ».

Le Hezbollah a appelé vendredi, à l'occasion du 82e anniversaire de l'indépendance, les autorités libanaises à prendre des «mesures concrètes» pour la reconstruction du Sud dévasté par la guerre qui a opposé le parti chiite à Israël entre octobre 2023 et novembre 2024, et à ne pas « renoncer aux éléments de force » du pays.Le parti chiite est sous pression, locale et internationale, pour remettre son arsenal à l'armée libanaise. S'il ne s'est pas opposé au désarmement au sud du Litani, le long de la frontière avec Israël, qui l'accuse de vouloir reconstruire ses capacités, il refuse de rendre les armes dans le reste du territoire. C'est dans ce cadre que le parti dirigé par Naïm Kassem a souligné, dans un communiqué, que le pays devrait «s’attacher aux éléments de force du...