Le Premier ministre israélien Bejamin Netanyahu, le 10 novembre 2025 à la Knesset. REUTERS/Ronen Zvulun
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et plusieurs de ses ministres, ont réitéré leur opposition à un Etat palestinien, avant le vote prévu lundi au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet américain de résolution sur Gaza, qui en évoque la possibilité à l'avenir.
Contrairement aux versions précédentes, le nouveau projet de résolution, qui endosse le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, évoque l'avenir d'un possible Etat palestinien, auquel le gouvernement israélien s'oppose avec fermeté de longue date.
« Notre opposition à un État palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé », a dit le Premier ministre ouvrant dimanche un conseil des ministres. Il a affirmé n'avoir pas besoin en la matière de « leçons de personne ».
Le ministre d’extrême droite, Bezalel Smotrich, l'avait accusé samedi soir d'avoir fait « silence » depuis la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France et plusieurs autres pays en septembre. « Formulez immédiatement une réponse appropriée et ferme qui clarifiera au monde entier: il n'y aura jamais d’État palestinien sur les terres de notre patrie », a écrit M. Smotrich sur X.
Autre figure d'extrême droite du gouvernement, Itamar Ben Gvir a indiqué sur les réseaux sociaux que son parti, Force Juive, ne ferait partie « d’aucun gouvernement qui accepterait » la création d'un Etat palestinien.
Les ministres de la Défense, Israël Katz, et des Affaires étrangères, Gideon Saar, ont également martelé sur X leur refus de tout Etat palestinien.
Le projet américain de résolution endosse le plan de Donald Trump ayant conduit à l'entrée en vigueur, le 10 octobre, d'un cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza après deux années de guerre
Le texte, vu par l'AFP, autorise notamment le déploiement d'une « force de stabilisation internationale » (ISF) dans le territoire palestinien, et prévoit de donner un mandat jusqu'à fin décembre 2027 à un « comité de la paix » censé être présidé par Donald Trump pour l'administrer provisoirement.


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