Inondations dans le quartier de Rihab, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 novembre 2025. Photo : SS/Vidéo publiée par le ministère des Travaux publics)
Le ministère des Travaux publics a affirmé samedi que ses équipes étaient intervenues vendredi soir pour faire face à une accumulation d'eau due aux intempéries sur un tronçon de route à al-Rihab, une zone de la banlieue sud de Beyrouth. Le ministère a ajouté que la route avait été « totalement rouverte en moins de 30 minutes, forçant l'eau à se retirer et permettant au trafic de reprendre immédiatement ».
« À leur arrivée, les équipes techniques ont constaté que la seule cause de l'inondation était l'obstruction des avaloirs d'eau de pluie par des déchets jetés de manière anarchique. Il s'agissait d'un blocage en surface, sans lien avec les canalisations ou les infrastructures. Par conséquent, la situation n'a pas nécessité l'utilisation de machines à haute pression ; l'intervention s'est limitée au retrait des déchets et au nettoyage manuel des avaloirs », indique le communiqué du ministère.
Les médias locaux ont rapporté des inondations dans plusieurs quartiers de la capitale vendredi soir en raison de fortes pluies et d'avaloirs obstrués.
S'agissant de la capitale, le ministère a souligné que si le périmètre administratif de Beyrouth relève de la municipalité de la capitale et non du ministère, il « reste prêt à apporter soutien et assistance en cas de besoin ».
L'intensité de la tempête, qui a débuté jeudi soir, devrait diminuer samedi. Les pluies torrentielles et les vents violents ont également causé des dégâts matériels à Tyr (Liban-Sud) vendredi.
En septembre, le ministère des Travaux publics et des Transports, dirigé par Fayez Rassamny, avait lancé une campagne de sensibilisation contre le jet de déchets sur les routes, l'une des principales causes des inondations récurrentes qui touchent les grandes voies du pays chaque hiver.
Chaque année, les pluies hivernales au Liban provoquent des inondations importantes sur de nombreux axes principaux, aggravées par un entretien insuffisant des infrastructures et des avaloirs bouchés, paralysant le trafic routier et piégeant les automobilistes, en particulier dans les zones côtières les plus basses.


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