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Diffamation envers une école musulmane : Marion Maréchal relaxée


Marion Maréchal, petite-fille de l'ancier leader de l’extrême-droite française Jean-Marie Le Pen. Photo AFP

L'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal, jugée pour diffamation envers une école musulmane de Valence, a été relaxée vendredi, a indiqué à l'AFP l'avocat du plaignant. 

Le tribunal correctionnel a estimé « que les propos reprochés ne constituaient pas un fait précis », a précisé Me Jean-Yves Dupriez, conseil de l'association Valeurs et Réussite qui pilote l'établissement scolaire. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur qui, à l'audience le 16 octobre, n'avait requis aucune peine contre l'élue estimant que ses propos n'avaient pas visé « directement » l'école.

Le 2 octobre 2023, Mme Maréchal avait affirmé, sur le plateau de la chaîne Cnews, que le maire de Valence avait « tenté de vendre un terrain à une association des Frères musulmans » qualifiant ainsi l'école gérée par Valeurs et Réussite. Elle avait accusé la confrérie islamiste d'avoir « le même objectif qu'Al-Qaïda et Daech », avant de relayer ses propos sur les réseaux sociaux.

Valeurs et Réussite avait alors porté plainte pour diffamation. « C'est infamant, comme une brûlure au 4e degré en plein visage », avait lancé lors de l'audience le président de Valeurs et Réussite, Mourad Jabri. « Les propos imputés à Marion Maréchal visent d'abord et exclusivement Nicolas Daragon », le maire LR de Valence, et « non directement » l'association qui gère cette école privée d'une cinquantaine d'élèves et qui voulait l'agrandir en achetant un terrain, avait toutefois estimé le procureur Laurent de Caigny. « Ce sont des hommes politiques. Ils s'affrontent. »

En 2022, la commune de Valence avait renoncé à vendre un terrain à l'association après une polémique née d'un article du magazine satirique Charlie Hebdo qui la liait à la confrérie islamiste internationale des Frères musulmans. Le journal avait été relaxé en appel, la justice ayant notamment estimé que « l'imputation de proximité entre l'école et les Frères musulmans (...) relève du libre débat d'idées ».

L'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal, jugée pour diffamation envers une école musulmane de Valence, a été relaxée vendredi, a indiqué à l'AFP l'avocat du plaignant. Le tribunal correctionnel a estimé « que les propos reprochés ne constituaient pas un fait précis », a précisé Me Jean-Yves Dupriez, conseil de l'association Valeurs et Réussite qui pilote l'établissement scolaire. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur qui, à l'audience le 16 octobre, n'avait requis aucune peine contre l'élue estimant que ses propos n'avaient pas visé « directement » l'école. Le 2 octobre 2023, Mme Maréchal avait affirmé, sur le plateau de la chaîne Cnews, que le maire de Valence avait « tenté de vendre un terrain à une association des Frères musulmans »...