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Dernières Infos - Pakistan

Attentat-suicide à Islamabad : les autorités arrêtent quatre membres d'une « cellule terroriste » basée en Afghanistan


Des soldats pakistanais montent la garde devant l'entrée endommagée du Cadet College Wana, un établissement scolaire lié à l'armée, dans le district du Waziristan du Sud, près de la frontière pakistano-afghane, le 13 novembre 2025. Photo Aamir Quresh/AFP

Le Pakistan a annoncé vendredi avoir arrêté quatre membres d'une « cellule terroriste » basée en Afghanistan liés à un attentat-suicide qui avait fait mardi 12 morts à Islamabad, en plein regain de tensions avec Kaboul.

« Quatre membres des talibans pakistanais impliqués dans l'attaque ont été appréhendés », a écrit le gouvernement sur son compte X, assurant que « cette cellule était dirigée et guidée à chaque étape par le haut commandement basé en Afghanistan ».

Cette attaque visant un véhicule de police stationné devant un tribunal d'Islamabad, première à frapper la capitale en trois ans, avait été revendiquée par une faction des talibans pakistanais (TTP), qui se réclament de la même idéologie que ceux de Kaboul.

Assurant jeudi que l'auteur de l'attentat était un « kamikaze afghan », le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi avait ajouté que « le gouvernement décidera comment agir », alors qu'on l'interrogeait sur de potentielles représailles contre l'Afghanistan.

Le gouvernement taliban d'Afghanistan n'a pas commenté dans l'immédiat, mais avait exprimé mardi sa « profonde tristesse » et condamné l'attentat-suicide ainsi qu'une autre attaque survenue lundi contre une école militaire à la frontière afghane également imputée par Islamabad à un « citoyen afghan ».

Le Pakistan connaît depuis le retour au pouvoir des talibans afghans à Kaboul, à l'été 2021, une recrudescence d'attaques sur son sol et accuse de longue date son voisin afghan de soutenir les talibans pakistanais, que Kaboul dément abriter.

Leur insurrection s'est principalement concentrée ces dernières années dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa, à la poreuse frontière avec l'Afghanistan.


« Fragile trêve »

Ces attaques laissent craindre une reprise des hostilités entre le Pakistan et l'Afghanistan, qui ont connu en octobre une semaine de violents affrontements.

Les heurts avaient principalement eu lieu à la frontière, mais la confrontation avait aussi débordé jusqu'à Kaboul, touchée par des explosions attribuées par Islamabad à des « frappes de précision ».

Les voisins sont convenus d'une trêve, fragile, dont ils ne sont pas parvenus à préciser les contours malgré plusieurs cycles de négociations en bloquant sur des questions sécuritaires. Ils avaient menacé de répliquer en cas d'attaque sur leur sol.

« Au lieu de répondre à la demande essentielle du Pakistan de ne pas autoriser le sol afghan à être utilisé pour perpétrer des attaques contre le Pakistan, le régime taliban a cherché à éviter toute action concrète et vérifiable », avait accusé le ministère pakistanais des Affaires étrangères à l'issue du troisième cycle de négociation en Turquie.

« La partie pakistanaise tente de rejeter toutes les responsabilités concernant sa sécurité sur le gouvernement afghan », avait de son côté dénoncé Zabihullah Mujahid, porte-parole du gouvernement taliban.

« Nous avons fait part de nos préoccupations au gouvernement afghan, mais celui-ci continue de soutenir des terroristes », a accusé jeudi le ministre pakistanais de l'Intérieur Mohsin Naqvi.

La faction du TTP qui a revendiqué l'attentat-suicide de mardi a promis d'autres attaques jusqu'à ce que la charia -- la loi islamique, « soit appliquée dans tout le pays » à grande majorité musulmane.

Les tensions sont également fortes avec l'Inde -- autre pays voisin et ennemi historique du Pakistan qui s'est récemment rapproché de Kaboul -- depuis une guerre éclair en mai qui avait fait plus de 70 morts dans les deux camps, jusqu'à un cessez-le-feu.

Le Pakistan a annoncé vendredi avoir arrêté quatre membres d'une « cellule terroriste » basée en Afghanistan liés à un attentat-suicide qui avait fait mardi 12 morts à Islamabad, en plein regain de tensions avec Kaboul.« Quatre membres des talibans pakistanais impliqués dans l'attaque ont été appréhendés », a écrit le gouvernement sur son compte X, assurant que « cette cellule était dirigée et guidée à chaque étape par le haut commandement basé en Afghanistan ».Cette attaque visant un véhicule de police stationné devant un tribunal d'Islamabad, première à frapper la capitale en trois ans, avait été revendiquée par une faction des talibans pakistanais (TTP), qui se réclament de la même idéologie que ceux de Kaboul.Assurant jeudi que l'auteur de l'attentat était un « kamikaze afghan...