Un Palestinien transporte des récipients le long d'une route bordée d'abris de fortune et d'une voiture détruite, près du camp de réfugiés de Nousseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 9 novembre 2025. Photo Eyad Baba/AFP
Les Émirats arabes unis ne rejoindront « probablement pas » la force de stabilisation prévue dans le plan de Donald Trump pour Gaza sans un « cadre clair », a affirmé lundi un haut responsable du pays du Golfe.
Les Émirats « ne voient pas encore de cadre clair pour la force de stabilisation et, dans ces circonstances, ne participeront probablement pas à une telle force », a déclaré le conseiller présidentiel Anwar Gargash, lors d'un forum à Abou Dhabi. Mais ils « soutiendront tous les efforts politiques en faveur de la paix et resteront en première ligne au niveau de l'aide humanitaire », a-t-il ajouté en affirmant que son pays avait fourni 2,57 milliards de dollars d'aides à la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Le président Donald Trump a affirmé la semaine dernière qu'une force internationale serait déployée « très bientôt » à Gaza. Cette force est prévue dans l'accord qui a conduit à un fragile cessez-le-feu le 10 octobre, après deux ans d'offensive israélienne dévastatrice. Selon des sources diplomatiques, plusieurs pays ont déjà évoqué être prêts à participer à cette force de stabilisation (ISF), notamment l'Indonésie, mais tiennent à un mandat du Conseil de sécurité pour effectivement déployer des troupes dans le territoire palestinien. Le riche État pétrolier est l'un des rares pays de la région à avoir normalisé ses relations avec Israël dans le cadre des accords d'Abraham conclus en 2020.


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