La ministre française de la Culture, Rachida Dati devant la maison Pierre Loti à Rochefort, dans l'ouest de la France, le 4 novembre 2025. Photo Stéphane Mahé AFP
La ministre française de la Culture Rachida Dati a apporté mardi son soutien à l'Orchestre philharmonique d'Israël, dont la venue jeudi à Paris pour un concert a été critiquée par un syndicat.
« Bienvenue à l'Orchestre national (sic) d'Israël ce jeudi à la Philharmonie. Rien ne justifie un appel au boycott de ce moment de culture, de partage et de communion. La liberté de création et de programmation est une valeur de notre République. Aucun prétexte à l'antisémitisme ! », a écrit Mme Dati sur le réseau social X.
Le 29 octobre, la CGT Spectacle, branche du syndicat qui représente les travailleurs de ce secteur, avait critiqué la tenue du concert à la Philharmonie de Paris, un établissement public, sans appeler explicitement à son boycott.
« La Philharmonie de Paris ne peut accueillir l'Orchestre philharmonique d'Israël sans rappeler à son public les accusations gravissimes qui pèsent contre les dirigeants de ce pays ni la teneur des crimes commis à Gaza », avait écrit le syndicat dans un communiqué.
La CGT Spectacle avait estimé que ce concert était « compris comme une entreprise de normalisation de la part de l'État d'Israël ».
Lundi, dans un communiqué cité par la radio publique France Musique, la Philharmonie de Paris a dit espérer que le concert « puisse se tenir dans les meilleures conditions possibles ».
« La Philharmonie a accueilli et accueillera encore aussi bien des artistes israéliens que palestiniens. Nous n'exigeons jamais de prise de position de la part des artistes et des formations invitées au sujet de conflits en cours ou d'enjeux politiques sensibles », a poursuivi l'établissement.
L'Orchestre philharmonique d'Israël est dirigé par le chef israélien Lahav Shani, 36 ans. En septembre, l'orchestre philharmonique de Munich avait été déprogrammé d'un festival belge où il devait se produire sous la direction du jeune chef israélien.
Après cette programmation, le chancelier allemand Friedrich Merz avait fustigé « le poison de l'antisémitisme ».
Dans un communiqué publié sur le site du Philharmonique de Munich, Lahav Shani avait accusé la direction du festival belge d'avoir cédé « aux pressions politiques ».
« Elle a exigé que je fasse une déclaration politique malgré mon engagement de longue date et publiquement exprimé en faveur de la paix et de la réconciliation », avait-il ajouté.


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