Le logo de l'ONG MSF. AFP
Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé mercredi avoir été récemment « sommée » par la Libye de quitter le pays avant le 9 novembre, affirmant qu'aucune raison n'avait été donnée par les autorités. « Nous regrettons profondément la décision qui nous a été notifiée par le ministère des Affaires étrangères et nous sommes inquiets de ces conséquences sur la santé des personnes que nous assistons », indique Steve Purbrick, chef de programmes de MSF en Libye, dans un communiqué.
Le 27 mars, l'ONG avait déjà été contrainte de suspendre ses activités en Libye après la fermeture de ses locaux par l'Agence de sécurité intérieure libyenne et « l'interrogatoire de plusieurs de ses employés », indique-t-elle dans un communiqué. MSF rappelle que « cette vague de répression » avait alors également touché neuf autres organisations humanitaires présentes dans l'ouest du pays.
Depuis, MSF a entrepris des démarches auprès des autorités pour pouvoir apporter de nouveau une aide médicale en Libye. Mais l'ONG explique avoir reçu « récemment une lettre, émanant du ministère des Affaires étrangères de Libye, lui enjoignant de quitter le territoire avant le 9 novembre ».
« Aucune raison ne nous a été donnée pour justifier notre expulsion et la procédure générale reste très floue. L'enregistrement de MSF auprès des autorités compétentes dans le pays reste toujours valide et nous espérons donc pouvoir trouver une solution positive à cette situation », affirme M. Purbrick.
MSF indique avoir réalisé en 2024, en collaboration avec les autorités sanitaires libyennes, des milliers de consultations médicales en Libye. En 2023, elle avait avait également fourni une aide médicale d'urgence à la suite des inondations à Derna. L'ONG était également engagée dans l'identification et l'accompagnement de certains réfugiés et migrants particulièrement vulnérables pour les évacuer hors de la Libye.
« Dans un contexte d'obstruction croissante de l'intervention des ONG en Libye, de baisse drastique des financements de l'aide internationale, et de renforcement des politiques européennes de gestion de ses frontières en collaboration avec les autorités libyennes, il n'existe aujourd'hui plus aucune ONG internationale apportant des soins médicaux aux réfugiés et migrants dans l'ouest de la Libye », dénonce MSF.


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