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Le ministère de l’Économie et le Conseil économique et social lancent la conférence « Beirut One »

L’événement se tiendra les 18 et 19 novembre au Seaside Pavilion, sur le front de mer de Beyrouth.

Le ministère de l’Économie et le Conseil économique et social lancent la conférence « Beirut One »

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, le président du Conseil économique et social, Charles Arbid, et le président des instances économiques, Mohammad Choucair, lors du lancement de la conférence « Beirut One », le 21 octobre 2025. Photo Stéphanie Béchara

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, et le président du Conseil économique, social et environnemental, Charles Arbid, ont lancé mardi la conférence d’investissement « Beirut One » lors d’une cérémonie officielle à Beyrouth.

Prévue les 18 et 19 novembre, cette conférence vise à « relancer l’investissement dans l’économie libanaise », selon un communiqué de presse de l’événement. Au programme : une série de plateformes spécialisées et de tables rondes, chacune consacrée à l’un des secteurs économiques clés du pays qui se bat contre une crise économique et financière inédite depuis 2019.

« Elle présentera des projets d’investissement concrets – notamment un programme d’investissement en capital de plus de 7,5 milliards de dollars – et facilitera des rencontres directes (B2B) entre investisseurs locaux et internationaux », a expliqué Amer Bsat.

Le ministre a indiqué que de hauts représentants de la Banque mondiale, de fonds arabes d'investissements ainsi que de grandes entreprises internationales telles que BlackRock, Morgan Stanley, al-Ghurair, Orascom et General Atlantic, seront présents.

Le lancement de cette conférence intervient dans un contexte régional tendu, alors que le Liban continue de subir des bombardements israéliens quasi quotidiens malgré le cessez-le-feu en cours depuis bientôt un an dans le sillage du conflit à Gaza. Dans ce contexte, la communauté internationale presse les autorités libanaises pour rétablir leur monopole sur les armes, alors que le Hezbollah refuse toujours de remettre son arsenal. Deux facteurs qui ne facilitent pas le regain de confiance des investisseurs. Autre facteur : les réformes économiques et financières, notamment l’adoption de la loi sur la régularisation financière (Gap Resolution Law), condition essentielle à la conclusion d’un accord avec le FMI, avec lequel les négociations n’ont jusqu’à présent donné aucun résultat. 

Concernant le timing de la conférence, Charles Arbid a estimé qu’« attendre ne produit que des réactions négatives face aux événements, tandis qu’agir maintenant donne au Liban et à ses investisseurs une longueur d’avance ».

Selon lui, « la conférence ne fait pas fi des réalités politiques et sécuritaires, mais les aborde avec pragmatisme. Créer des opportunités d’investissement n’est pas simplement une conséquence de la stabilité : c’en est l’un des moteurs », a-t-il ajouté.

« Les résultats attendus de cette conférence devraient apporter des réponses à d’autres enjeux pressants – notamment la reconstruction et la stabilité globale », a conclu M. Arbid.

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bsat, et le président du Conseil économique, social et environnemental, Charles Arbid, ont lancé mardi la conférence d’investissement « Beirut One » lors d’une cérémonie officielle à Beyrouth.Prévue les 18 et 19 novembre, cette conférence vise à « relancer l’investissement dans l’économie libanaise », selon un communiqué de presse de l’événement. Au programme : une série de plateformes spécialisées et de tables rondes, chacune consacrée à l’un des secteurs économiques clés du pays qui se bat contre une crise économique et financière inédite depuis 2019.« Elle présentera des projets d’investissement concrets – notamment un programme d’investissement en capital de plus de 7,5 milliards de dollars – et facilitera des rencontres directes (B2B)...