Le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre indien, Narendra Modi, sont reflétés dans un miroir alors qu’ils participent à une conférence de presse conjointe à la Maison-Blanche, à Washington (D.C.), aux États-Unis, le 13 février 2025. Photo Nathan Howard/ Reuters
Donald Trump a déclaré mercredi que le Premier ministre indien, Narendra Modi, lui avait promis que New Delhi cesserait d'acheter du pétrole russe, après avoir imposé des droits de douane punitifs contre l'Inde.
« J'étais mécontent que l'Inde achète du pétrole, et il m'a assuré aujourd'hui qu'ils n'achèteraient pas de pétrole à la Russie », a déclaré le dirigeant républicain dans le Bureau ovale en réponse à une question de la presse. « C'est un grand pas en avant. Maintenant, je dois convaincre la Chine d'en faire de même », a-t-il ajouté.
Le président américain a précisé que « vous ne pouvez pas le faire immédiatement. C'est un processus qui prend un peu de temps, mais il sera bientôt terminé ». L'Inde n'a pas confirmé dans l'immédiat.
Le Premier ministre indien a cependant rencontré samedi dernier le nouvel ambassadeur des Etats-Unis, Sergio Gor, un proche de Donald Trump, quelques heures après son arrivée à New Delhi.
Le président américain a imposé le 27 août un taux de 50% aux exportations indiennes en représailles aux achats par New Delhi de pétrole russe, dont il juge que le produit nourrit la guerre engagée par Vladimir Poutine en Ukraine.
Les États-Unis sont le premier partenaire commercial de l'Inde.
Les propos du président américain interviennent alors qu'il doit recevoir vendredi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Il s'agira de la troisième visite du président ukrainien à Washington depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
L'Ukraine est visée par de nouvelles vagues de bombardements russes sur ses infrastructures énergétiques.
M. Trump a assuré dimanche qu'il pourrait menacer Vladimir Poutine de livrer à Kiev des missiles américains longue portée Tomahawk, si la Russie n'acceptait pas de mettre fin à la guerre déclenchée par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022.
Interrogé mercredi, il a relevé que le président ukrainien souhaitait « passer à l'offensive » et qu'il entend « prendre une décision à ce sujet ».


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