Des secouristes et riverains sur le site des frappes israéliennes à Msayleh, au Liban-Sud, le 11 octobre 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) a annoncé que les frappes israéliennes menées tôt samedi matin à Msayleh, au Liban-Sud, ont entraîné la destruction d'un pylône à haute tension de 66 kV, provoquant l'arrêt de plusieurs lignes et stations électriques dans la région, notamment à Saïda, Sibline, Tyr, Wadi Jilo, Sultaniyé et Taybé.
« Les équipes techniques poursuivent les travaux de réparation, afin de rétablir progressivement l'électricité. La réhabilitation du réseau 220 kV commencera après le retrait d'un missile non explosé dans un délai de 72 heures », a indiqué EDL dans un communiqué. L'armée libanaise avait précisé observer ce délai avant de déplacer le missile qui n'a pas détoné à un autre endroit. « La réinstallation du pylône et le rétablissement complet du réseau à son état normal devraient prendre environ quatre jours », a précisé EDL.
Aux alentours de 4h du matin, une dizaine de missiles ont été tirés par des avions de chasse sur un site abritant des équipements de chantier. Un ressortissant syrien qui passait près du site a été tué et sept autres personnes ont été blessées. Ces bombardements, qualifiés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) des « plus vastes » depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 27 novembre 2024, ont été condamnés par de nombreux officiels libanais.
En dépit du cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes quasi quotidiennes sur le pays, ciblant des membres du Hezbollah mais également des ingénieurs et des engins de chantier.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin