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L'Erythrée, accusée par l'Ethiopie de préparer une guerre, dénonce une « mascarade mensongère »


L'Erythrée, accusée par son voisin éthiopien de se préparer « activement à une guerre » contre elle, a dénoncé jeudi une « mascarade mensongère » d'Addis Abeba, dans un climat de plus en plus tendu entre les deux pays de la Corne de l'Afrique. Début octobre, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a accusé l'Erythrée de financer des groupes armés qui combattent les forces fédérales en Ethiopie, d'ingérence et de tentative de déstabilisation, dans un courrier adressé au secrétaire général de l'ONU. 

Cette accusation est « une mascarade mensongère, une insulte à l'intelligence du peuple éthiopien et de la communauté internationale », a réagi auprès de l'AFP le ministre érythréen de l'Information Yemane Ghebremeskel. « Depuis deux ans, l'intense campagne de propagande visant à attiser les ambitions irrédentistes s'accompagne de menaces provocatrices », a poursuivi M. Yemane, tandis que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martèle régulièrement la nécessité d'accès à la mer pour son pays enclavé, par des moyens légaux.

L'Erythrée accuse son voisin de lorgner son port d'Assab. Dans le courrier début octobre, l'Ethiopie accuse son voisin, ainsi qu'une faction du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti qui a dominé la vie politique éthiopienne pendant presque 30 ans, de « collusion ». Elle estime que l'Erythrée est le « principal artisan de ces activités néfastes » et cherche à « déstabiliser et fragmenter l'Ethiopie ».

L'Erythrée a obtenu son indépendance de l'Ethiopie en 1993 après une longue lutte armée. Une sanglante guerre qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts a opposé les deux pays de la Corne de l'Afrique entre 1998 et 2000 à cause de différends frontaliers. 

Les relations se sont réchauffées en 2018 avec l'arrivée au pouvoir du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui a conclu un accord de paix avec le président Issaias Afeworki, qui dirige l'Erythrée d'une main de fer depuis 1993. L'armée érythréenne a épaulé les forces fédérales éthiopiennes durant la sanglante guerre du Tigré entre 2020 et 2022, qui a fait au moins 600.000 morts, selon une estimation de l'Union africaine.

Depuis la fin du conflit, les relations sont à nouveau à couteaux tirés entre les deux pays, faisant planer le risque d'un nouveau conflit. 

L'Erythrée, accusée par son voisin éthiopien de se préparer « activement à une guerre » contre elle, a dénoncé jeudi une « mascarade mensongère » d'Addis Abeba, dans un climat de plus en plus tendu entre les deux pays de la Corne de l'Afrique. Début octobre, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a accusé l'Erythrée de financer des groupes armés qui combattent les forces fédérales en Ethiopie, d'ingérence et de tentative de déstabilisation, dans un courrier adressé au secrétaire général de l'ONU. Cette accusation est « une mascarade mensongère, une insulte à l'intelligence du peuple éthiopien et de la communauté internationale », a réagi auprès de l'AFP le ministre érythréen de l'Information Yemane Ghebremeskel. « Depuis deux ans, l'intense campagne...