La porte-parole de la Finul, Kandice Ardiel. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
La porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), Kandice Ardiel, a mis en garde mercredi contre le fait qu'il n'y a toujours « pas de sécurité ou de stabillité le long de la Ligne bleue » au Liban-Sud, à la frontière avec l'Etat hébreu, lors d'une visite à l'école publique de Naqoura (Tyr), récemment rénovée après avoir été endommagée durant la guerre de treize mois entre le Hezbollah et Israël. Mme Ardiel, qui a été accueillie par la directrice de l'établissement, Layal Youssef, a effectué la tournée de cette école qui accueille plus de cinquante élèves issus de Naqoura et des villages voisins, indique l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« Pour l'instant, il n'y a pas de sécurité ou de stabilité le long de la Ligne bleue, mais la présence de cette école, ainsi que celle des enfants qui sont heureux de rentrer chez eux malgré la destruction, est un signe d'espoir. Il s'agit d'une évolution positive et j'espère que les communautés des deux côtés de la Ligne bleue pourront rentrer », a déclaré la porte-parole de la Finul, dont le quartier général est situé à Naqoura. Mme Ardiel s'est félicitée de « voir des enfants reprendre l'école à l'heure actuelle dans une communauté aussi proche de la Ligne bleue ».
La reconstruction n'a toujours pas été amorcée de manière officielle dans les villages du Liban-Sud. Les localités les plus limitrophes d'Israël, dont Naqoura, ont été largement détruites durant le conflit, par des frappes et lors des combats pendant l'invasion terrestre israélienne de la bande frontalière. Les populations ont, elles, été massivement déplacées, surtout avec le lancement de l'offensive israélienne élargie du 23 septembre 2024. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah le 27 novembre 2024, l'armée israélienne bombarde presque quotidiennement le Liban-Sud et occupe encore plusieurs points qu'elle juge « stratégiques ».


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