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Le PSP obtient des autorisations exceptionnelles pour la scolarisation d’élèves syriens déplacés au Liban

Plus de 1 500 personnes avaient été tuées en juillet dans les affrontements entre druzes et bédouins sunnites, qui s'étaient intensifiés avec l’implication des forces gouvernementales aux côtés des tribus.

Le PSP obtient des autorisations exceptionnelles pour la scolarisation d’élèves syriens déplacés au Liban

Affrontements entre Bédouins et combattants druzes dans la ville de Soueida, le 19 juillet 2025. Omar Haj Kadour/AFP

Le Parti socialiste progressiste (PSP) a annoncé vendredi avoir obtenu des autorisations exceptionnelles permettant à des élèves syriens, déplacés de Soueida et d’autres régions à la suite des récents affrontements, de s’inscrire dans des écoles libanaises. Plus de 1 500 personnes avaient été tuées en juillet dans les affrontements entre druzes et bédouins sunnites, lesquels s'étaient intensifiés avec l’implication des forces gouvernementales aux côtés des tribus.

« Sur la base des directives de (l’ancien chef du PSP) Walid Joumblatt, et de son successeur, le député Teymour Joumblatt, le PSP a obtenu des autorisations exceptionnelles pour l’inscription d’élèves syriens déplacés des gouvernorats de Soueida, du rif de Damas et de Jabal al-Soummak, afin de garantir la poursuite de leur scolarité au Liban, après avoir été contraints de fuir en raison des derniers événements », rapporte un communiqué du PSP. 

Le parti a ajouté que cette décision était le fruit de réunions menées par le député Akram Chehayeb avec le président Joseph Aoun, le vice-Premier ministre Tarek Mitri et la ministre de l’Éducation Rima Karamé, en coordination avec le directeur de la Sûreté générale, le général Hassan Choucair. Le PSP a par ailleurs affirmé qu’il « continuera à œuvrer pour une solution à la crise de Soueida, sur la base de la feuille de route définie par M. Joumblatt, conformément à l’accord syro-jordano-américain visant à rétablir la sécurité et la stabilité à Soueida et dans l’ensemble de la Syrie ».

Walid Joumblatt a longtemps prôné le calme et le dialogue entre les druzes du Sud syrien. Il a été le premier leader politique libanais à se rendre à Damas après la chute du régime de Bachar el-Assad, exprimant alors son soutien aux nouvelles autorités syriennes.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, avait annoncé le mois dernier un plan soutenu par les États-Unis et la Jordanie pour pacifier la province. Son homologue jordanien, Ayman Safadi, avait également confirmé l’existence de ce projet, précisant qu’un « mécanisme conjoint syro-jordano-américain » garantirait sa mise en œuvre.

Interrogée sur l’inscription d’élèves syriens au Liban malgré cet accord, une source proche du dossier a confié à L’Orient-Le Jour que le plan « n’était pas appliqué comme il devrait l’être », en raison notamment du refus du principal leader spirituel druze en Syrie, le cheikh Hikmat al-Hijri, de toute communication avec le gouvernement syrien. Ce dernier avait appelé en août à la création d’une région « séparée » pour la minorité druze dans le sud du pays. « Même certaines mesures mentionnées dans l’accord, comme un échange de prisonniers, ont échoué parce que Hijri reste négatif dans son approche », a-t-on ajouté de même source. Cet échange devait concerner la libération de 110 druzes contre 30 prisonniers détenus par le cheikh.

Parallèlement à l’accord tripartite, des efforts ont également été déployés pour instaurer un pacte sécuritaire entre la Syrie et Israël. Mais selon l'agence Reuters, ces discussions ont échoué à la dernière minute, Israël ayant exigé l’ouverture d’un « corridor humanitaire » vers Soueida. L’État hébreu réclame aussi la mise en place d’une zone démilitarisée dans le Sud syrien et avait bombardé Damas en juillet, affirmant vouloir protéger la minorité druze de la région.

Le Parti socialiste progressiste (PSP) a annoncé vendredi avoir obtenu des autorisations exceptionnelles permettant à des élèves syriens, déplacés de Soueida et d’autres régions à la suite des récents affrontements, de s’inscrire dans des écoles libanaises. Plus de 1 500 personnes avaient été tuées en juillet dans les affrontements entre druzes et bédouins sunnites, lesquels s'étaient intensifiés avec l’implication des forces gouvernementales aux côtés des tribus.« Sur la base des directives de (l’ancien chef du PSP) Walid Joumblatt, et de son successeur, le député Teymour Joumblatt, le PSP a obtenu des autorisations exceptionnelles pour l’inscription d’élèves syriens déplacés des gouvernorats de Soueida, du rif de Damas et de Jabal al-Soummak, afin de garantir la poursuite de leur scolarité au...