Le président américain Donald Trump se rend au bureau ovale de la Maison Blanche à son retour du tournoi de golf Ryder Cup à Farmidale, dans l'État de New York, à Washington, DC, le 26 septembre 2025. Photo AFP / ALLISON ROBBERT
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche « quelque chose de spécial, une première » dans les négociations pour la paix au Moyen-Orient, à la veille d'une visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche. « Nous avons une réelle chance d'atteindre quelque chose de grand au Moyen-Orient. Tout le monde est prêt pour quelque chose de spécial, une première. Nous allons y arriver », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Pendant un échange avec des journalistes vendredi, Donald Trump avait dit penser avoir « un accord » sur Gaza, après avoir présenté dans la semaine un nouveau plan de paix à plusieurs pays arabes et musulmans ainsi qu'à M. Netanyahu. « Ce sera un accord qui ramènera les otages. Ce sera un accord qui mettra fin à la guerre », avait promis le président américain.
Selon une source diplomatique, le plan américain en 21 points prévoit notamment un cessez-le-feu permanent à Gaza, la libération des otages israéliens détenus dans le territoire palestinien, un retrait israélien ainsi qu'une future gouvernance de Gaza sans le Hamas, dont les attaques sans précédent du 7 octobre 2023 ont déclenché la guerre.
« J'espère que nous pourrons y arriver car nous voulons libérer nos otages », a commenté Benjamin Netanyahu dimanche sur la chaîne américaine Fox News. « Nous voulons nous débarrasser du régime du Hamas, le désarmer, démilitariser Gaza et construire un nouvel avenir pour les Gazaouis et les Israéliens, ainsi que pour toute la région. »
Le Premier ministre israélien a, en revanche, remis en question la participation de l'Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie, à la future gouvernance de Gaza. « La probabilité d'une Autorité palestinienne réformée qui change complètement de cap, qui accepte un État juif et apprend à ses enfants à embrasser la coexistence et l'amitié avec l'État juif, plutôt que de vivre leur vie dans le but de l'anéantir (...) Je ne pense pas que cela arrivera », a-t-il lancé.
A la tribune de l'ONU vendredi, Benjamin Netanyahu a fustigé la reconnaissance de l'État de Palestine par une dizaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie, plus tôt dans la semaine. La création d'un État palestinien serait un « suicide national » pour Israël, a-t-il déclaré, promettant également de « finir le travail » contre le Hamas « aussi vite que possible » dans une bande de Gaza ravagée par près de deux ans de guerre.
L'attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées lors de l'attaque, 47 sont toujours retenues à Gaza, dont 25 considérées comme mortes par l'armée israélienne. L'offensive israélienne menée en représailles sur Gaza a fait 66.005 morts, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l'ONU.


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