Le président français Emmanuel Macron s'exprimant à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) le 23 septembre 2025 au siège de l'ONU à New York. Alexi ROSENFELD / AFP
Emmanuel Macron a mis en garde mardi, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, contre « le risque de voir la loi du plus fort l'emporter » et « l'égoïsme de quelques-uns l'emporter ».
Après les nouveaux coups de boutoir de Donald Trump à l'ONU, le président français a défendu à New York un « multilatéralisme efficace ».
« Nous vivons un moment paradoxal où nous avons besoin plus que jamais de restaurer l'esprit de coopération qui a prévalu il y a 80 ans », lors de la naissance de l'organisation mondiale, a-t-il relevé. « Et où, pour autant, nous sommes en train de nous diviser et où, il faut bien le dire, les divisions au sommet de l'ordre mondial, la fracturation du monde nous freinent dans notre capacité collective à régler les grands conflits du moment ou à relever les défis qui supposent de nous entendre ». Selon lui, les « pires critiques » de l'ONU « sont aussi ceux qui veulent changer les règles du jeu, sûrs qu'ils sont de leur domination et plus intéressés à se partager le monde qu'à dégager les compromis nécessaires au bien commun ».
Emmanuel Macron a aussi justifié son action diplomatique en faveur de l'Ukraine et sa reconnaissance d'un Etat palestinien, proclamée lundi solennellement à la même tribune. « C'est parce qu'elle refuse le double standard, ce deux poids, deux mesures, que la France s'engage aussi aux côtés de l'Ukraine », « comme elle le fait pour la paix au Proche-Orient », a-t-il expliqué.
Il a d'ailleurs salué la volte-face de Donald Trump qui a jugé mardi que l'Ukraine pourrait « regagner son territoire dans sa forme originelle et peut-être même aller plus loin » face à la Russie. « Je me félicite de voir que le président américain croit dans la capacité de l'Ukraine pas simplement à tenir, mais à faire valoir ses droits avec nous », a dit Emmanuel Macron.


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