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Dernières Infos - Diplomatie

Reconnaissance de l'Etat palestinien : Meloni « pas opposée », mais sous conditions


La Première ministre italienne Giorgia Meloni prononce un discours lors d'une cérémonie marquant le percement de la section dite « Erkundungsstollen » (tunnel exploratoire) du tunnel de base du Brenner, le 18 septembre 2025 à Brenner, à la frontière entre l'Autriche et l'Italie. Photo AFP/JOHANN GRODER

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré mardi ne pas être « opposée » à la reconnaissance d'un Etat palestinien sous « deux conditions », la libération des otages détenus par le Hamas et l'exclusion du mouvement islamiste de tout futur gouvernement palestinien.

« Je ne suis pas opposée à la reconnaissance de la Palestine, mais nous devons établir des priorités » a déclaré Mme Meloni à la presse italienne à New York, où elle doit s'exprimer mercredi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

Souvent critiquée pour son silence par l'opposition, et alors que des dizaines de milliers d'Italiens sont descendus lundi dans les rues pour protester contre la guerre à Gaza et réclamer des actes au gouvernement de Rome, Mme Meloni a annoncé que sa majorité présenterait une motion devant la Chambre des députés.

« La majorité gouvernementale présentera une motion pour dire que la reconnaissance de la Palestine doit être subordonnée à deux conditions: la libération des otages et, bien sûr, l'exclusion du Hamas de toute dynamique gouvernementale en Palestine », a-t-elle dit, selon ses déclarations retransmises en Italie.

« Personnellement je continue à considérer que la reconnaissance de la Palestine en l'absence d'un Etat qui n'a pas les attributs de la souveraineté ne résout pas le problème ni ne produit de résultats tangibles pour les Palestiniens », a-t-elle cependant estimé.

La France et plusieurs autres pays ont reconnu lundi l'Etat de Palestine depuis la tribune de l'Onu, dans le cadre d'un mouvement historique mais à la portée encore symbolique, pour tenter d'exercer une pression sur Israël et mettre un terme à la guerre à Gaza. Rome, qui répète depuis des mois que « le moment n'est pas venu » de reconnaître la Palestine, ne s'y est pas associée.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré mardi ne pas être « opposée » à la reconnaissance d'un Etat palestinien sous « deux conditions », la libération des otages détenus par le Hamas et l'exclusion du mouvement islamiste de tout futur gouvernement palestinien.« Je ne suis pas opposée à la reconnaissance de la Palestine, mais nous devons établir des priorités » a déclaré Mme Meloni à la presse italienne à New York, où elle doit s'exprimer mercredi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.Souvent critiquée pour son silence par l'opposition, et alors que des dizaines de milliers d'Italiens sont descendus lundi dans les rues pour protester contre la guerre à Gaza et réclamer des actes au gouvernement de Rome, Mme Meloni a annoncé que sa majorité...