Le secrétaire général du parti Lega, Matteo Salvini, sur scène, entouré de partisans brandissant des portraits de Charlie Kirk et des affiches sur lesquelles on peut lire « Sans peur », lors du rassemblement annuel du parti d'extrême droite italien Lega, à Pontida, dans le nord de l'Italie, le 21 septembre 2025. Photo PIERO CRUCIATTI / AFP
Tee-shirts à l'effigie de Charlie Kirk, défense de la « liberté d'expression » et du « peuple », diatribes contre l'immigration, les juges ou l'Europe: des dirigeants de l'extrême droite italienne et leurs « invités internationaux » se sont réunis dimanche à Pontida, dans le nord du pays.
Des milliers de jeunes militants et des centaines d'élus s'étaient rassemblés pour la fête annuelle de la Ligue, le parti anti-migrants du vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, membre de la coalition gouvernementale ultraconservatrice de Giorgia Meloni.
Portant des tee-shirts noirs avec le visage de Charlie Kirk, l'influenceur américain trumpiste assassiné le 10 septembre, ou brandissant des banderoles évoquant la « remigration », les militants ont écouté des dizaines d'orateurs vantant le réveil du « peuple » et la « liberté » menacée par « la gauche » et l'« islamisme radical ».
Parmi les invités, le Français Jordan Bardella, président du Rassemblement national, (RN), et présenté par M. Salvini comme « le cauchemar de Macron ».
« Par un curieux paradoxe, l'Italie est aujourd'hui plus stable que la France » en proie à l'instabilité politique, a déclaré M. Bardella, s'exprimant en italien. « Lorsque nous gouvernerons, nous rétablirons la sécurité, nous libérerons le travail, nous protégerons nos agriculteurs, nous défendrons les frontières et nous redonnerons la parole au peuple », a-t-il assuré, alors que son parti menace de censurer le nouveau gouvernement du macroniste Sébastien Lecornu.
Il s'en est également pris à l'UE, devenue « une machine folle qui étouffe nos agriculteurs, nos industries et nos entreprises, une machine qui tue la croissance avec des impôts, et la compétitivité avec l'idéologie ».
Egalement présent à Pontida, Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, a fustigé les juges qui « persécutent » la droite et exalté « Dieu, la patrie, la famille et la liberté ».
Dans un message vidéo, le dirigeant du parti d'extrême droite espagnol Vox, Santiago Abascal, a promis « l'Europe de la souveraineté des peuples ».
Clôturant la fête, Matteo Salvini a répété son opposition à la guerre et affirmé que l'Italie « n'enverrait pas mourir ses fils en Ukraine ».
« Nous ne céderons pas aux caprices des petits chefs et des demi-dirigeants européens », a dit le dirigeant de la Ligue, qui s'en est plusieurs fois pris ces dernières semaines au président français Emmanuel Macron et à son soutien à l'envoi de troupes en Ukraine comme « garanties de sécurité » pour Kiev face à la Russie.

