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Dernières Infos - Nucléaire

Le retour des sanctions contre l'Iran sur la table du Conseil de sécurité de l'ONU


Le président français Emmanuel Macron. AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononcera vendredi sur l'opportunité de réimposer des sanctions contre Téhéran, en vertu d'un processus déclenché par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne qui attendent toujours des engagements de l'Iran sur son programme nucléaire.

« Nous n'avons jamais sous-estimé le risque de la bombe nucléaire en Iran, mais également (le risque) des capacités balistiques (iraniennes) et de la déstabilisation régionale venant de l'Iran, car ils ne sont pas clairs et ils ne prennent aucun engagement clair », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron selon l'extrait d'un entretien à la télévision israélienne.

Interrogé par une journaliste de la chaîne 12 lui demandant si on allait assister à un retour des sanctions avant fin septembre, il a répondu « oui, je pense que oui, car les dernières nouvelles que nous avons reçues des Iraniens ne sont pas sérieuses ».

Dans le même temps, la présidence sud-coréenne du Conseil de sécurité de l'ONU confirmait qu'un vote était programmé vendredi à 10H (14H00 GMT) sur cette question.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.

En 2015, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine avaient entériné via la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU un accord (JCPOA) prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée des sanctions.

A l'époque, l'administration américaine du démocrate Barack Obama s'était vantée d'avoir obtenu une clause « unique » lui permettant, en cas de triche iranienne, de réimposer (« snapback » en anglais) toutes les mesures punitives sans craindre un veto d'un autre Etat.


Mises en garde

Depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis de l'accord en 2018, sous l'impulsion de Donald Trump, les Américains ne pouvaient plus déclencher ce processus onusien.

Fin août, Paris, Londres et Berlin, après des mises en garde répétées adressées à Téhéran, avaient finalement déclenché ce mécanisme du snapback, mettant en avant leurs inquiétudes sur la coopération restreinte de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la question des stocks d'uranium enrichi iraniens.

Ils avaient malgré tout laissé la porte ouverte aux négociations pendant les 30 jours prévus avant la réapplication de ces sanctions.

Mais mercredi, les ministres des Affaires étrangères allemand, britannique et français ont signifié à leur homologue iranien qu'ils attendaient toujours des gestes « concrets » sur le programme nucléaire.

Le trio européen juge notamment insuffisant l'accord conclu le 9 septembre entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur un nouveau cadre de coopération. 

Cet accord ne s'est pas traduit par une reprise immédiate des inspections suspendues par Téhéran après les frappes israéliennes et américaines menées en juin durant la guerre des 12 jours.

Formellement, en vertu des termes de la résolution 2231, le texte qui sera soumis au vote du Conseil de sécurité vendredi prévoit le maintien de la levée des sanctions.

Pour être adopté, la Russie et la Chine, qui s'opposent au rétablissement des sanctions, devront ainsi réunir 9 votes positifs sur les 15 membres du Conseil. Un nombre qui selon plusieurs sources diplomatiques ne devrait pas être atteint.

La résolution serait ainsi rejetée, entraînant le rétablissement des sanctions à la fin de la semaine prochaine.


Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononcera vendredi sur l'opportunité de réimposer des sanctions contre Téhéran, en vertu d'un processus déclenché par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne qui attendent toujours des engagements de l'Iran sur son programme nucléaire.« Nous n'avons jamais sous-estimé le risque de la bombe nucléaire en Iran, mais également (le risque) des capacités balistiques (iraniennes) et de la déstabilisation régionale venant de l'Iran, car ils ne sont pas clairs et ils ne prennent aucun engagement clair », a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron selon l'extrait d'un entretien à la télévision israélienne.Interrogé par une journaliste de la chaîne 12 lui demandant si on allait assister à un retour des sanctions avant fin septembre, il a...