Session de vote au Parlement européen, à Strasbourg, le 9 septembre 2025. AFP
Le Parlement européen a appelé jeudi à sanctionner deux ministres israéliens « extrémistes » et à suspendre une partie de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, pour dénoncer la situation à Gaza. Initiée par les sociaux-démocrates, les écologistes et le centre, cette résolution sans valeur contraignante a été adoptée par 305 voix pour, 151 contre et 122 abstentions. Elle fait écho aux prises de position de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, la veille à Strasbourg.
Les mesures réclamées par la cheffe de l'exécutif européen et les eurodéputés seront très difficiles à faire adopter par les Etats membres, profondément divisés. Mais elles marquent un changement de ton des deux institutions européennes. Le débat a d'ailleurs donné lieu à des moments de tensions dans l'hémicycle et a divisé la droite.
La résolution du Parlement appelle l'UE à imposer des sanctions à l'encontre du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich et du ministre chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, accusés « d’extrémisme ». Le texte initial les accusait « d'appeler ouvertement à des actions génocidaires », mais le Parlement européen a voté contre ce terme qui fracture l'hémicycle.
Les eurodéputés demandent en outre la suspension du volet commercial de l’accord d’association UE-Israël. Dans cette résolution, le Parlement européen appelle de nouveau à « la libération inconditionnelle des otages israéliens » et au « démantèlement de l'organisation terroriste du Hamas ».


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