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Dernières Infos - Crise Au Liban

« Le Cri des déposants » réclame une hausse du plafond des retraits bancaires auprès du ministre des Finances


« Le Cri des déposants » réclame une hausse du plafond des retraits bancaires auprès du ministre des Finances

Un membre du collectif « Le Cri des déposants » porte une pancarte contre les restrictions bancaires, lors d'une manifestation le 7 septembre 2023 devant les locaux de la banque centrale, à Beyrouth. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le collectif « Le Cri des déposants » a présenté lundi au ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, un ensemble de revendications parmi lesquelles « un relèvement immédiat du plafond des retraits » alors que le Liban n'arrive toujours pas à sortir d'une grave crise économique et financière qui le frappe depuis 2019, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Dans une lettre remise au ministre, l'association a également suggéré « l'autorisation pour les déposants de régler tous les impôts avec leurs fonds bloqués dans les banques, l'imposition de taxes sur les entreprises qui ont profité des subventions et l'obligation pour ceux qui ont remboursé leurs prêts bancaires en livres libanaises au taux de 1 500 LL pour un dollar, ou par chèques bancaires, c’est-à-dire à hauteur de 15 % de la valeur du prêt, de rembourser ces prêts selon leur valeur réelle ».

L’association a également réaffirmé son rejet du « plan des cent mille dollars et de la conversion du reste des dépôts en obligations », insistant sur le fait que « les déposants ne portent aucune responsabilité dans la crise financière » et appelant « l’ensemble des responsables à ne leur imposer aucune charge dans le cadre de toute solution proposée ». Selon les pistes explorées par les autorités pour résoudre la crise bancaire, la priorité serait donnée au remboursement des petits dépôts – jusqu’à 100 000 dollars – sur quelques années.

Les revendications du collectif ne relèvent pas uniquement du ministère des Finances, même si celui-ci participe à l'élaboration de projets de lois devant résoudre la crise bancaire. L'association Le Cri des déposants, est réputée, selon ses détracteurs, être proche de l’Association des banques du Liban qui estime que c'est la banque centrale et l'État qui doivent assumer la responsabilité de la crise.

Yassine Jaber a de son côté affirmé devant la délégation de l’association que « les déposants ne perdront pas leurs droits, même si les mécanismes de restitution sont multiples », rappelant qu’« aucun système bancaire au monde (...) ne peut restituer en une seule fois et sur une période déterminée l’ensemble des dépôts à tous ses clients ». Le ministre des Finances a ensuite assuré que « le travail est sérieux entre le gouvernement, le ministère des Finances et la BDL pour adopter une loi déterminant la répartition des pertes financières entre les différents acteurs, État, Banque du Liban, banques et déposants (...) ».

Après la loi aménageant le secret bancaire votée en avril et celle fixant le cadre de la résolution bancaire adoptée cet été, le projet de loi en cours d'élaboration sur le rétablissement de l’équilibre financier et la restitution des dépôts constitue la principale réforme attendue par le Fonds monétaire international et les partenaires du Liban pour la mise en uvre d’un programme de financement de la part du FMI.

Le collectif « Le Cri des déposants » a présenté lundi au ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, un ensemble de revendications parmi lesquelles « un relèvement immédiat du plafond des retraits » alors que le Liban n'arrive toujours pas à sortir d'une grave crise économique et financière qui le frappe depuis 2019, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).Dans une lettre remise au ministre, l'association a également suggéré « l'autorisation pour les déposants de régler tous les impôts avec leurs fonds bloqués dans les banques, l'imposition de taxes sur les entreprises qui ont profité des subventions et l'obligation pour ceux qui ont remboursé leurs prêts bancaires en livres libanaises au taux de 1 500 LL pour un dollar, ou par chèques bancaires,...