Une route inondée au niveau de Nahr el-Kalb durant l’hiver, le 26 janvier 2024. Photo : Philippe HAGE BOUTROS/L’Orient-Le Jour
Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a demandé vendredi aux mohafez de veiller à ce que les municipalités, les caïmacams et les fédérations de municipalités « prennent des mesures préventives urgentes à l’approche des saisons d’automne et d’hiver », avertissant que « les fortes pluies entraînent souvent des inondations sur les routes et entravent la circulation ».
Chaque automne, de nombreux axes routiers se retrouvent inondés au Liban avec les premières pluies faute d'entretien, provoquant des embouteillages monstres et piégeant parfois les automobilistes.
Dans une directive écrite, le ministre a appelé à la « réhabilitation immédiate des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et à l’élimination de tous les obstacles et violations dans les canaux d’hiver, ruisseaux, canaux de drainage et lits de rivières, avec transfert des déchets vers des décharges légales ». Il a également insisté sur la nécessité d’une « coordination directe avec le ministère des Travaux publics et des Transports, le ministère de l’Énergie et de l’Eau ainsi que la Direction de la Défense civile, chacun dans son domaine de compétence, lorsque cela est nécessaire ».
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de celle du ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, qui avait lancé mardi dernier une vaste opération de nettoyage des égouts et des infrastructures d’évacuation des eaux pluviales, en prévision des premières précipitations.
M. Hajjar a en outre demandé aux autorités locales de « mettre fin aux violations et d’empêcher tout nouvel empiétement sur les propriétés publiques fluviales, afin d’éviter les inondations ou le détournement des eaux en dehors des cours naturels et des rivières ».
Chaque année, les eaux usées et de drainage bloquées par les déchets, notamment après de fortes pluies, provoquent des inondations sur l’ensemble du littoral libanais. Affaibli par près de six années de crise, le pays est mal préparé à affronter les tempêtes hivernales.


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