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Dernières Infos - Guerre De Gaza

L’Égypte hausse le ton et rejette tout déplacement des Palestiniens


L’Égypte hausse le ton et rejette tout déplacement des Palestiniens

Des funérailles pour des victimes de frappes israéliennes sur Gaza-Ville, à l'hôpital al-Chifa, le 5 septembre 2025. Photo REUTERS / Mahmoud Issa

L’Égypte a réaffirmé vendredi son opposition catégorique à tout projet de déplacement massif des Palestiniens, qualifié de « ligne rouge », durcissant encore son discours face à l’offensive israélienne à Gaza, alors que des milliers d’habitants de Gaza-ville défiaient les ordres d’évacuation.

« Le déplacement n’est pas une option. C’est une ligne rouge pour l’Égypte et nous ne l’autoriserons pas », a martelé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, en marge d’une conférence de presse à Nicosie. Selon lui, « le déplacement signifie la liquidation et la fin de la cause palestinienne. Rien ne peut justifier, ni sur le plan légal, ni moral, ni éthique, l’expulsion d’un peuple de sa patrie ».

Ces propos s’inscrivent dans le durcissement du ton adopté par Le Caire vis-à-vis d’Israël, voisin immédiat de l'enclave palestinienne, tout en poursuivant ses efforts, aux côtés du Qatar et des États-Unis, pour obtenir un cessez-le-feu dans cette guerre qui dure depuis près de deux ans.

Réitérant les accusations de génocide déjà formulées par la direction égyptienne, Badr Abdelatty a poursuivi : « Ce qui se passe sur le terrain dépasse l’imagination. Il y a un génocide en cours, des massacres de civils, une famine artificielle provoquée par les Israéliens. » L’État hébreu, qui n’a pas réagi dans l’immédiat, a toujours rejeté ces accusations, assurant que ses opérations relèvent de la légitime défense. Israël est visé par une procédure devant la Cour internationale de justice à La Haye pour génocide, dénoncée comme « scandaleuse » par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’armée israélienne a lancé son assaut contre la bande de Gaza en octobre 2023, après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, qui avait fait 1 200 morts et 250 otages. Depuis, plus de 64 000 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé du territoire, tandis que l’enclave dévastée s’enfonce dans une crise humanitaire sans précédent.

Une nouvelle offensive a été déclenchée le 10 août dernier sur Gaza-ville, où Israël affirme vouloir neutraliser les combattants du Hamas. Jeudi, un porte-parole militaire indiquait que l’armée contrôle désormais quelque 40 % de la ville, déjà largement détruite pendant les premières semaines de guerre, à l’automne 2023. Sur le million d’habitants recensés avant le conflit, plusieurs centaines de milliers seraient revenus vivre au milieu des ruines, poussés par les nouvelles évacuations imposées ailleurs dans la bande de Gaza.

* Cet article est une traduction d'une information de l'agence Reuters diffusée en anglais

L’Égypte a réaffirmé vendredi son opposition catégorique à tout projet de déplacement massif des Palestiniens, qualifié de « ligne rouge », durcissant encore son discours face à l’offensive israélienne à Gaza, alors que des milliers d’habitants de Gaza-ville défiaient les ordres d’évacuation.« Le déplacement n’est pas une option. C’est une ligne rouge pour l’Égypte et nous ne l’autoriserons pas », a martelé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, en marge d’une conférence de presse à Nicosie. Selon lui, « le déplacement signifie la liquidation et la fin de la cause palestinienne. Rien ne peut justifier, ni sur le plan légal, ni moral, ni éthique, l’expulsion d’un peuple de sa patrie ».Ces propos s’inscrivent dans le durcissement du ton adopté par Le Caire...