Des réfugiés afghans, accompagnés de leurs biens, attendent leur expulsion vers l’Afghanistan dans un centre de rétention près de la frontière pakistano-afghane, à Chaman, le 4 septembre 2025. Photo AFP/ ABDUL BASIT.
Deux paramilitaires ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'ouest du Pakistan, rapportent des responsables, par des talibans dont la résurgence fait redouter aux habitants le retour à l'époque où ils tenaient la zone, frontalière de l'Afghanistan.
Ces paramilitaires patrouillaient dans le nord de la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa après avoir été alertés par les habitants de l'apparition d'inscriptions « TTP », le nom du mouvement des talibans pakistanais, sur des murs, rapporte un haut responsable local.
Une fusillade a éclaté et « deux paramilitaires ont été tués et cinq autres blessés », ajoute ce responsable du district de Swat, sous le couvert de l'anonymat.
Les violences, notamment perpétrées par le TTP, formé au combat en Afghanistan et qui se réclame de la même idéologie que les talibans afghans, se sont multipliées dans l'ouest du Pakistan depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul à l'été 2021.
A Swat, et dans plusieurs autres districts de la province, « ces deux derniers mois le nombre de combattants et d'assauts du TTP a augmenté », affirme à l'AFP un autre haut responsable local.
« Rien que ces dix derniers jours, neufs membres des forces de sécurité ont été tués par des combattants du TTP », ajoute-t-il.
Les habitants, eux, disent redouter de replonger dans les années de violences extrémistes qui ont déchiré l'ouest pakistanais après qu'Islamabad soit devenu un allié clé des États-Unis dans leur « guerre contre le terrorisme » en rétorsion aux attentats du 11 septembre 2001.
« Ces dernières attaques sont terrifiantes », dit à l'AFP Wassim Ahmed, un habitant d'un district du sud du Khyber-Pakhtunkhwa.
« Notre région a été frappée par le terrorisme jusqu'en 2009 et aujourd'hui on redoute de voir revenir les marchés, les mosquées et les lieux publics bombardés », affirme l'étudiant de 28 ans.
« Si le terrorisme n'est pas éliminé une fois pour toutes, cette région ne sera plus habitable », se désole-t-il.
« Ça a été un choc énorme quand j'ai vu l'inscription 'TTP' sur un pont », raconte Sher Ali, un enseignant de 35 ans. « J'ai eu l'impression d'être revenu en 2008 quand j'avais dû partir d'ici avec ma famille parce que les explosions et les enterrements étaient quotidiens ».
« J'ai peur que le TTP soit de retour... », lâche cet habitant du district de Swat.
Le Pakistan a connu en 2024 son année la plus meurtrière en près d'une décennie avec plus de 1.600 morts.
Depuis le 1er janvier, selon un décompte de l'AFP, près de 450 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l'Etat, au Khyber-Pakhtunkhwa comme dans la province voisine du Baloutchistan.
De nouveau mardi, 26 personnes ont été tuées : 11 membres des forces de sécurité et 15 personnes tuées dans un attentat-suicide du groupe Etat islamique (EI) contre un meeting d'un parti baloutche, dans le sud-ouest du Pakistan.
Deux paramilitaires ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'ouest du Pakistan, rapportent des responsables, par des talibans dont la résurgence fait redouter aux habitants le retour à l'époque où ils tenaient la zone, frontalière de l'Afghanistan.
Ces paramilitaires patrouillaient dans le nord de la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa après avoir été alertés par les habitants de l'apparition d'inscriptions « TTP », le nom du mouvement des talibans pakistanais, sur des murs, rapporte un haut responsable local.
Une fusillade a éclaté et « deux paramilitaires ont été tués et cinq autres blessés », ajoute ce responsable du district de Swat, sous le couvert de l'anonymat.
Les violences, notamment perpétrées par le TTP, formé...


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